“vies de livres”

11 Mars 2009

Contrat signé !


Mon Flic va être adapté en bédé.
Et j’ai la chance que Séra ait souhaité être l’auteur de cette adaptation, qui paraîtra début 2011 chez Casterman.
Les dessins de Séra, c’est exactement le style que j’aime en BD. C’est de l’art, il n’y a rien à rajouter. Si ce n’est quelques planches tirées de Secteur 7 paru chez Glénat, que j’ai choisies pour illustrer mon propos, parce que l’histoire se passe à Paris.
 


© Secteur 7 - Séra - Glénat 2005
 


© Secteur 7 - Séra - Glénat 2005


  Je vous invite à lire la bio de Séra,
  et à regarder les planches tirées de son œuvre sur cette bibliographie.
 


© Secteur 7 - Séra - Glénat 2005


  Et moi, j’ai un petit boulot à finir.
 

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Bénédicte Desforges

#vies de livres

8 Mars 2009

Vite fait.
Soit dit en passant.

Flic a aujourd’hui deux ans.

Merci encore à tous mes collègues qui ont lu que je racontais notre vie à tous, nous les flics en uniforme, nous les figurants institutionnels des fictions, nous dont les carrières sont tellement semblables, et de notre point de vue tellement banales, que nos histoires peuvent se confondre.
Je n’avais pas de vocation à l’ego-trip, tant mieux. Mille fois tant mieux…
Vos messages, vos témoignages, vos mails par centaines m’ont touchée, émue.
Vous me manquez.

Merci à ceux qui ont apprécié de se laisser embarquer, et de découvrir la police à travers mes pages. Merci de m’avoir dit que vous ne verriez plus les flics de la même façon.

Merci à tous les gens sympas que ce livre m’a permis de connaître.

Et bien sûr, merci à toi Philippe…


Flic a deux ans.

Et on ne va pas s’arrêter là.

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Bénédicte Desforges

#vies de livres

7 Septembre 2008

Vous avez aimé ma vie de flic ?
Vous allez adorer ma vie d'auteur !

ça va balancer.
à suivre...

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B. Desforges

#vies de livres

2 Septembre 2008

Le FLiC, il y en a qui l’ont aimé pour diverses raisons.
Toi ou moi, on ne se laisse pas attraper par les mêmes mots.
C’est une histoire d’écho. Les mots ne font pas le même bruit pour tous, ils ne rebondissent pas sur les mêmes images.
Mais les histoires de ce FLiC, si les non-flics les ont appréciées parce qu’ils ne savaient pas grand-chose de tout ça, les flics les ont aimées parce qu’ils les connaissaient déjà toutes.

S’il y a des messages qui ont un goût particulier, celui de l’affection, de la fraternité, une presque intimité, ce sont bien ceux de mes collègues.

J’en ai reçu un ce matin.

  Un petit message avec le sourire.

  3 h 51
(je ne savais pas comment m'y prendre, alors le décalage de sommeil aidant, j'ai choisi d'écrire un peu)

  Impossible de mettre une date précise sur cet évènement, mais le printemps n'était pas encore tout à fait là.

  Je me rappelle en effet du chef de poste, qui portait encore le pullover par dessus sa chemise "bleu glacier" (pour ne pas dire "bleu pompiste" ou "bleu salissant"). Il était assis là, paisible, attendant la relève en lisant.
  Je n'ai pas retenu un léger sourire en constatant que j'avais déjà lu ce livre.
  Ce livre qui vous sautait aux yeux jusque dans les supermarchés, ce livre qui faisait passer la brème pour une pâle carte de visite, affichant fièrement son "FLIC" en couverture.

  Étonnement, on le voyait rarement dans la rue, encore moins dans les transports en commun où aucun collègue n'aurait osé le sortir de son sac.
  Mais ce jour là, ce "FLIC", j'allais le voir.

  Je commence mon service, laissant le chef de poste dans ses lectures, et passe saluer l'opérateur radio.
  Nous sommes le matin, il est tôt et c'est encore calme.
  Je trouve donc l'opérateur lui aussi les yeux rivés sur le papier. Pas d'une sombre mention de service, non, lui aussi se crève les yeux sous la lumière blafarde que connait tout commissariat en déchiffrant les lignes du "FLIC".

  Échanges de quelques banalités sur le livre, l'heure matinale ne nous poussant pas à un débat plus philosophique, avant que je monte sentir l'odeur du café froid dans les bureaux des OPJ de nuit.

  À défaut de café froid (bu depuis longtemps bien entendu) c'est encore un "FLIC" que je trouve, un marque-page glissé entre les dernières lignes du livre.

  Et ma journée a été rythmée par ce "FLIC", comme si nos interventions n'étaient pas encore d'actualité, mais que ces résurgences d'un passé que nous autres "bleus" n'avions pas connu étaient plus importantes et plus actuelles.
  Chacun y allait de sa paraphrase sur le "FLIC", qui ayant déjà vécu telle situation, qui ayant ri aux éclats à tel passage ou ressenti avec légitimité la même détresse, la même émotion, à la lecture d'un autre.

  Tout le service l'avait côtoyé, ce "FLIC", et cela oscillait entre bouffée d'air pur et nostalgie.

  Fin de service, je rends la radio à la relève.
  J'entends encore parler de lui, ce "FLIC"... et pourquoi à ce moment-là précisément, je ne sais pas, mais je comprends.

  Je comprends que cet engouement n'est pas seulement dû à un talent littéraire ou à un goût pour les anecdotes (commun à chaque collègue.)
  Je comprends que plus qu'un récit de famille, c'est une page de la Police que nous venions tous de revivre. Une page de son Histoire, que nous n'avions pas vécu et ne vivrons probablement jamais.
  Certes, nous nous sommes tous retrouvés dans le "FLIC", et nous avons tous vécu un peu de son histoire, mais il y a toute une partie de lui qui est morte avec le temps, avec les réformes, les politiques...
  Il y a surtout toute une partie de lui que nous ne connaitrons pas, ou alors avec de la chance ou le hasard.
  Cette partie là, c'est son auteur.

  Car loin des mémoires de Broussard, loin des faits d'armes, loin des revendications du "Gpx" Blondin, il y a chez ce "FLIC" une chose étonnante.
  Ce "FLIC" là est humain, ouvert, généreux, efficace, professionnel, curieux, revendicateur... et ce n'est pas devant la machine à café ou dans les confinements d'un bureau qu'il se confie, mais dans un livre... public... et comme si cela n'était pas suffisant, et surtout, ce "FLIC" là est Officier, si l'on cherche à voir sa tête on la trouve encadrée de doubles barrettes rectilignes...

  Alors au final j'ai compris, plus que de revivre une page de l'Histoire de notre métier, nous étions surtout tous conscients que ce "FLIC" là, nous ne travaillerions pas avec, et qu'à part avec de la chance, nous n'aurions pas le plaisir de recevoir des ordres d'un tel Officier.

  Cela peut paraitre trop, ou peut être éloigné de la réalité, mais le flic que je suis se devait de raconter au "FLIC" cette petite histoire (vécue), afin de le remercier d'avoir parlé (comme d'autres) d'avoir montré ou expliqué (comme d'autres) mais surtout d'avoir été ce "FLIC", à qui il aurait été (pas comme à d'autres) un honneur de rendre compte des faits suivants /... /


Merci, mon collègue. Merci.

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