“vies de livres”

19 Août 2007

  Quelques lignes pour les passants d’ici.
  Et pour tous ceux qui m’ont envoyé des lettres, des messages, des mails.
  Merci pour tout. Merci les inconnus surtout…
  Vous avez vu que ce site est devenu une vitrine plus qu'autre chose. C’est le site du livre et je vais le laisser tel quel.
  C’est vrai que j’aurais pu raconter plus de choses sur les mois qui viennent de passer. Bien plus qu’une revue de presse. Comment on vit le passage du texte anonyme posé sur un blog très discret, à un livre qui se vend très bien.
  J’aurais pu raconter les salons du livre, les dédicaces, la radio, la télé. Mais rien que de l’écrire, là, comme ça, ces mots-là, ça me gène. Ca fait pipeule et c’est bidon.
  Il y a eu des rencontres, éphémères comme un week-end, volatiles comme une coupe de champagne, des petits mondes surfaits et des oasis de sincérité.
  La vie, quoi.
  Des interviews qui ont été des vrais moments de partage et d’attention, et d’autres où je me suis fait chier à répondre à des questions débiles sans réussir à orienter le débat ailleurs que vers une conclusion déjà décidée.
  La loi du marché, quoi.
  J’aurais pu aussi raconter l’édition, aaaaah ! de mon point de vue ! han !
  Le livre-objet qui se périme comme un yaourt. Et l’auteur qui est tout sauf un professionnel du livre. Etc…
  J’aurais pu écrire sans me soucier de la forme, sans préoccupation de style, écrire n’importe quoi sur n’importe quoi. Pour le plaisir ou le soulagement Pour l’illusion d’être et avoir. Parce que j’écris mieux que je parle. En me foutant qu’on lise par-dessus mon épaule…
  Mais bon, j’ai choisi de ne pas transformer le succès de FLiC en ego-trip sans aucun intérêt. Mon livre a mieux à raconter que moi. Si ça me démange, j’effacerai ce qui précède et je disséquerai l’histoire.
  Mais jusque là, tout va bien…
  Je me réjouis que FLiC ait bien marché.
  Un deuxième livre ? J’en sais rien.
  M’égarer sur word ou internet et recommencer à écrire sans contrainte ? C’est possible.

Bonus : J’ai vomi dans mes cornflakes
un petit chef-d’œuvre trouvé sur le web :

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Bénédicte Desforges

#vies de livres

18 Août 2007

C'est dimanche 26 août...

LaForetDesLivres1.jpg   LaForetDesLivres2.jpg

Comme vous pouvez le voir sur ces photos de l’année dernière, l’endroit est superbe, et il y a beaucoup de monde…

Pour ceux qui comptent passer à La Forêt des Livres, vous me retrouverez donc dans cette foule immense d’auteurs immenses grâce à ce signe particulier :

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©photo Desforges Tous droits réservés

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B Desforges

#vies de livres

13 Février 2007

  Le livre... Flic, le voilà.

  Et il sera disponible en librairie le 8 mars !

bénédicte desforges  livre1.JPG

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Bénédicte Desforges

#vies de livres

10 Février 2007

Les jeux sont faits.
Il n’est plus complètement à moi.
Il est parti vers son destin de livre. Imprimerie.
« Lâche ton bébé, m’a dit Gilles, il en a besoin maintenant. Et toi aussi… »
Et il l’a emporté. Pour l’habiller, lui donner son nom, et annoncer son existence.
Il va mener sa vie de livre…
Il va emmener dans ses pages une tranche de ma vie.
Une tranche de ma vie envoûtée ou écorchée par les vies des autres.
Eux, elles, j’espère qu’ils se sentiraient bien dans ces pages. Sans trahison. Ils n’ont plus de nom, plus de date, ils sont de partout ou de nulle part, mais ce sont bien eux.
Nous, toi, toi qui t’es reconnu et je t’ai retrouvé. Oui, c’est vrai, on était comme deux cons inutiles, assis sur cet escalier à se demander où était passé le manche du couteau. Dans sa poche sûrement. Ou dans l’égout. Et la lame dans son cœur à elle. Et le commissaire de permanence qui nous filait ses cigarettes, on avait grillé les notres jusqu’à la dernière.
Toi que j’ai prévenu pour te faire rire. L’histoire, on l’a partagée. La cour d’assises. Le braqueur expert en métaux précieux… Et comment il s’appelait déjà ce brigadier ? Fou rire à se souvenir de sa trogne de faux méchant… Vous n’avez rien à foutre avec les gendaaaaarmes ! Et tu te rappelles quand on est sortis tous les trois après le délibéré, et qu’on a failli se retrouver en garde à vue ? J’ai rien vu, j’ai rien fait. Quand on a du le mettre par écrit... Là aussi on avait l’air con.
Toi, non vous, le chef, que j’aimerais que vous lisiez le souvenir que j’ai de vous. Mais je ne sais pas où vous êtes.
Mais je vous ai enchaîné à moi dans ces pages. Avec eux, elles, toi et toi. Avec nous.

À vous qui êtes passés par ici et qui avez aimé lire, encore merci.
Merci pour cette reconnaissance. Je ne sais pas y répondre, je n’ai pas reçu l’apprentissage pour ça. Je suis née là où on flingue l’ego à bout portant. Là où on dévalorise pour se sentir puissant. Là où il faut mieux se taire.
Là où on dit « On ne dit pas "moi-je" »…
Je ne sais pas parler de moi, je ne sais pas ce que je vais faire de ce blog.
Personne n’est venu dans ces lignes pour lire ça.
Je vais essayer.
Un exercice…
J’aime pas ça.
J’en sais rien…

Je souhaite bonne chance à mon livre.
Je lui dois déjà d’être capable de tourner une page.
Enfin.

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Bénédicte Desforges

#vies de livres