Fils de Pétain

20 Novembre 2006

On te connaît, va...
Tu as un air de déjà vu, un goût de déjà dégueulé.
Dans les pires convulsions de l’Histoire.
Mais tu es le même. Tu es déjà prêt.
Descendant de ton arbre généalogique de la honte.
Au garde à vous avec l’armée de la très sainte médiocrité, prêt à toutes les croisades contre les peurs nées de l’alliance barbare de la bêtise et de la haine.
Tu élèves l’ordre au rang de valeur. Tu adoptes le christianisme des papes collabos. Tu te sens fort à défaut de l’être. Tu imagines qu’on puisse prendre ton mépris pour une forme de distinction.
Tu n’aimes personne, tu ne sais parler que de races, tu te dis tolérant mais tu ne sais pas ce que veut dire accepter.
Tu n’es qu’une grotesque marionnette qui a appris sa leçon à la télé ou dans les torche-culs d’une presse gammée.
Tu es la détestable facilité de cannibaliser la manière de penser des pires gourous de ton ère.
Tu es un corbeau qui s’épanouit dans l’insulte et le sous-entendu haineux.
Ta sexualité est la branlette poisseuse d’un taliban occidental qui bande dans les urnes. Tu te crois détenteur d’une culture et d’une identité.
Tu aimes le football, les gonzesses et la politique primaire.
Mais tu as oublié que l’été de canicule, les seuls corps abandonnés avaient des noms bien français.
Tu n’es qu’une caricature. Une caricature piaillante, éructante. Juste bonne à cogner.

Le racisme est l’aristocratie des minables.

(nov 2006)

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