“vies de livres”

1 Janvier 2007

J’ai inscrit mon blog au Festival de Romans de la création sur internet.
C’est le vote des internautes, et uniquement ça qui déterminera les participants à la finale.
Le 20 janvier prochain, il devra rester dix finalistes par catégorie.

Et je vous le dis cash…
Ça me ferait super plaisir que vous votiez pour moi !

Si je suis élue, je vous promets de tout faire pour être Ministre de l’Intérieur dans le prochain gouvernement.
Ça le fait comme ça ? Non ? Bon…
Heu… Si je participe à la finale, je serais ‘achement contente…
Comme ça ? Oui ? Aaaaah… Merci !

Non mais sérieusement, voilà ce qui se passe : Comme je vous l’ai déjà écrit, mon blog n’est référencé nulle part. Il est plutôt du genre furtif. Pas d’annuaire web, pas de tralala dans l’aristocratie blogosphérique, pas de dopage virtuel d’audience.
Et en plus je suis informatiquement incapable de relooker correctement ce blog pour lui donner un air de bête à concours.

Je suis allée faire un tour sur le site du concours, et là, Orage ô déesse Poire ! j’ai vu un peloton de tête avec un paquet de longueurs d’avance ! :o(
Alors il faut aider le flic, outsider sans pedigree particulier, en casaque bleu marine, lesté de divers outils de travail ma foi, très impopulaires, à avancer dans ce concours.

Bref, j’ai besoin de vos votes !
Et si vous suggérez à vos blogopotes d’en faire autant, hé bé… :o)

Pour voter, il faut clic sur la bannière ci-dessus,
Ensuite clic sur catégorie >> littérature >> POLiCE >> (fiche détaillée)
>> clic sur VOTE !

Bon, vous voyez ce qu'il vous reste à faire…  ;)

Merci !

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31 Décembre 2006

Voilà.
Le livre est fini, je vous l’avais déjà dit. Enfin, ce qui me perturbe en fait, c’est que la chose ressemble de plus en plus à un livre…
Je le connaissais sous Word, puis en pdf, et le voilà en papier. En papier !
L’embryogenèse s’accomplit…
J’ai la première épreuve entre les mains. Et comme Gilles, mon très cher éditeur, est vraiment sympa (sauf quand… hum, on en reparle…) il me l’a envoyée sous forme de bouquin avec la couverture, le titre, les pages blanches avec ISBN, dépôt légal, ces mots obscurs écrits en petit, et tout et tout. Impressionnant. On dirait une blague.
Parce que ça me fait toujours le même effet de « non, c’est pas à moi ça …»
Moi, j’aime bien lire et j’adore les livres. J’aime leur matière, ce sont de beaux objets. A voir, à toucher, à sentir. J’aime bien les vieux livres qui ont vécu, aussi. Qui ont été mille fois prêtés, donnés, égarés, empruntés et jamais rendus. Avec des marque-pages oubliés. Avec des coins pliés quand l’histoire est arrêtée en plein vol par l’histoire de l’instant de celui qui l’avait entre les mains.
Alors quand je vois ce livre… cette version provisoire qui contient déjà l’histoire de mon incrédulité…
Donc, voili. Atterrissage et mission relecture.
Et états d’âme évidemment… Ça me perturbe aussi. J’ai envie de refaire, de réécrire. Mais la gestation touche à sa fin, et les jeux sont faits.
Avec Word, il y avait la touche magique Suppr… Mais là, à part déchirer rageusement une page, gribouiller ou raturer une phrase foireuse au feutre indélébile, il n’y a pas de solution.
Je tenterais bien « X lignes et mots rayés nuls en marge » comme sur un procès-verbal, mais il y a fort à craindre que Gilles, éditeur de son état, n’apprécierait pas.
Persiste et refuse de signer…
À part ça, on a enlevé quelques textes pour que cette œuvre majeure du XXIème siècle reste une gourmandise digeste pour les milliards de lecteurs qui vont assaillir les librairies au mois de mars.
(bah quoi… on peut bien rigoler, non ?)
Autre chose : le blog représente environ la moitié de ce qu’il y aura dans le livre. Et c’est tant mieux... Ne serait-ce que pour vous, fidèles lecteurs de ce site. J’aurais été mal à l’aise que ce livre ne soit qu’un copié-collé du blog. Trop facile à mon sens.
Dans le même ordre d’idée, les prochains textes que je vais poster ici ne seront pas dans le bouquin.
Je vous tiens au courant de la suite, mais préalablement (et préventivement) il faudra que je vous livre une petite réflexion un peu personnelle sur l’usage des blogs en général et du mien en particulier.
Et pour finir, je tenais à vous remercier encore une fois.
Tous vos messages sont au fond de mes poches, et ça fait du bien.

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Bénédicte Desforges

#vies de livres

11 Décembre 2006

Bonjour,

Par ces quelques lignes, je veux d’abord vous remercier pour vos très nombreux encouragements et toutes ces belles choses que vous m’avez écrites. Vous avez été touchés, émus ou étonnés, je l’ai été aussi en vous lisant.
Merci à mes collègues qui se sont un peu reconnus dans ces chroniques qui sont aussi les leurs,
Merci à tous ceux qui m’ont dit qu’ils voyaient désormais la police d’un autre œil,
Merci à ceux qui m’ont témoigné affection et sympathie,
Merci d’avoir apprécié le récit de ce monde qui est l’essentiel de notre quotidien, anonyme et loin de l’intérêt des médias et des géants,
Mille fois merci du fond du cœur.

Maintenant, je voudrais vous raconter ces dernières semaines. Et expliquer mon absence sur ce blog.
J’écrivais donc ici, tranquillement, sans me poser trop de questions, ni tenter de savoir qui me lisait. Sans aucune autre ambition que ce plaisir d’écrire qui passe par l’étreinte du souvenir, et le souvenir qui en appelle un autre, et l’envie de partager ces petites tranches de vie de flic. C’est pour cette raison que j’étais passée du papier au blog. Raconter et confier ces mots au hasard d’internet. Sans autre prétention et avec la liberté d’en attendre aucun retour.
En fait, je n’ai rien calculé, j’ai écrit comme j’ai pensé, en tentant simplement de contourner mon ressenti pour laisser toute la place à ceux et celles dont j’évoque l’histoire.
Et puis un jour, un mail… Un mail tout court, mais c’est là que tout a commencé.
« Bonjour, je chronique les blogs pour France-inter, le votre est passionnant, accepteriez-vous même sous anonymat une brève interview pour parler de votre démarche ? »…
Je ne connaissais David Abiker qu’à travers l’émission Arrêt sur Images, j’ignorais qu’il consacrait une émission radio aux blogs. Je l’ai appelé, on a bavardé, et il a fait l’interview quelques jours plus tard. Pour être vraiment sincère, il faut que je dise que je n’en revenais toujours pas qu’il ait pu s’arrêter sur mon blog.
Je n’avais jamais été tentée de le référencer tous azimuts, ni d’en gonfler le trafic à l’hélium, ni d’user de toutes les malices bien connues des courtisans de la blogosphère, et surtout pas d’aller cirer les pompes de ce qu’il est convenu d’appeler les « bloggeurs influents » pour vanter ma prose et mendier la flatterie ou un pixel de virtuelle reconnaissance.... Non, Abiker et mon blog, c’était juste un coup de mots-clé sur Google…
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Le jour même de l’interview, un autre mail. « Je viens de découvrir votre blog suite à la chronique diffusée ce matin sur France-inter. Un blog passionnant. Je suis journaliste etc… votre témoignage toucherait nos auditeurs… ». Deuxième passage à la radio.
Et ce n’est pas tout. J’ai reçu des dizaines de mails, vraiment beaucoup… dont ceux de trois éditeurs… dont Gilles… « Je suis responsable éditorial pour une maison d'édition parisienne et je souhaiterai m'entretenir avec vous à propos de vos textes… remarquables. » Et là, vertige… Tout ça dans la même semaine… Alors, on s’est vus. « Continue comme ça, et ne change pas une virgule. », il m’a dit. Et puis il m’a demandé si ça me tentait d’écrire un livre. Moi, je n’y avais jamais pensé, mais avec le coup de la virgule, je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai signé un contrat. Un contrat avant même d’avoir fini… Un éditeur sans l’avoir cherché, sans avoir jamais imaginé que ma prose discrète puisse un jour prendre la forme d’un livre. J’ai encore du mal à y croire.
Mais il sort au mois de mars aux éditions Michalon. Mon livre…
Voilà pourquoi, j’ai moins écrit sur le blog. Et pourtant j’ai écrit, je n’ai pas arrêté. Intensément, en essayant de faire abstraction que tout ça sera imprimé sur papier. Avec une couverture et un titre…

Tout sera sur des vraies pages. Dans le livre.
Et il est prêt.
Il ne reste qu’à enlever le surplus de points de suspension dont j’ai abusé (Gilles… n’aime pas… les points… de suspension…) et quelques fignolages.
Merci Gilles et merci David. Sans vous, je n’aurais jamais osé penser à ça.
Je n’ai pas envie de lâcher ce blog, je lui dois beaucoup, et je vais réfléchir à la façon de continuer à le faire vivre.

En tout cas, on garde le contact.

Bien à vous.

B.

Info du jour : un article qui parle de mon blog dans le magazine Jasmin d’aujourd’hui.
«Un blog qui deviendra un livre… C’est l’un des blogs les plus passionnants du Net… plus instructif qu’un reportage du JT de 20 heures. »
(Là, j’ai la tension qui est montée à 22…)

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B. Desforges

#vies de livres