29 Juin 2008


Vous voudrez bien excuser ce hors sujet, mais je n’ai pas résisté.
Avant de revenir aux choses sérieuses... Si si, j'y tiens.  
Mais le dimanche, c’est permis.

Ne vous moquez pas, je voulais vous présenter la marmotte au regard dramatique, star d'entre les stars d’internet.
C’est dingue la popularité que peuvent atteindre certaines absurdités.
Non non, je vous vois venir, je ne parle ni de blogueurs influents, ni de nomination du directeur de France-Télévision par l'éxecutif.
Juste de cette marmotte, bientôt connue dans le monde entier.
Elle vaut le coup d’œil, elle vaut son coup d’œil.

À vous de voir :

l'original

Vous l'aimez déjà...
Une déclinaison de la marmotte au regard dramatique :

version 007

Un autre point de vue de la marmotte au regard dramatique.
Celui-ci me touche particulièrement.

Windows édition


Toutes mes confuses.

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27 Juin 2008


C'est toujours intéressant et rigolo de voir les requêtes formulées dans Google qui amènent les internautes jusqu'ici.
De la requête récurrente à la demande originale, ou totalement hors propos, il y a vraiment de tout, et l'ensemble présente une image assez particulière du contenu du blog.
La balade de Google révèle en effet une cartographie inattendue du blog, et certains de ses reliefs involontaires.
Le hasard d'associations de mots dévoile des messages infra-liminaux surprenants, ou alors il suffit d'un mot anodin pour voir arriver ici des recherches que je n'aurais pas imaginées.
Et puis, il y des questions, souvent les mêmes, et je vais tenter d'y répondre pour que le passant internaute désemparé ne soit pas venu pour rien.

Quelques exemples, donc.

Les plus fréquents ou les plus réguliers :
Police, flic, mon nom, mon livre, suicides dans la police, infanticide, uzi.

Les questions :
Comment crever un pneu ?
Mais combien de fois faudra-t-il te dire qu'on ne crève pas les pneus...
Si ton idée imbécile est aussi tenace que la fréquence de cette question, sache qu'un pneu se dégonfle et produit un emmerdement équivalent à celui de la crevaison.
De plus, la crevaison d'un pneu avec un objet pointu peut provoquer une déflagration gigantesque et te blesser très gravement. Donc, à éviter.
Où acheter du shit à Paris ?
Essaye au 36 quai des Orfèvres, je crois qu'il y a du stock.
Va z'y en personne, et énonce clairement tes nom, prénom, date de naissance et domicile.
Acheter du shit par correspondance
Tu descends à Chatelet-les-Halles et tu prends la correspondance ligne 4 par exemple.
Comment mettre une fourragère de police
Hum... ça sent le 14 juillet.
Là, je peux faire quelque chose pour toi. Regarde comment la chose se porte :

      

L'un est préfet, l'autre commissaire divisionnaire, ils ont du savoir-faire.
Et moi, j'étais jeune, j'avais des grosses joues et un joli chapeau. O_o 
remarque : major de promo de gardiens de la paix, c'est mon meilleur classement (qui m'a permis de choisir direct un poste en anti-criminalité, possibilité qui n'existe pas sur wikio.)

Exemples de produits dérivés du thème policier :
police d’écriture Kronenbourg, vivre avec une femme flic, vraie femme flic nue, flic en chaleur, policier qui baise, se faire baiser par un flic.
Ce qui est définitivement la preuve qu'il existe bel et bien un fantasme associant le sexe et l'uniforme, et qu'il faudra que je vous cause un de ces quatre du prestige de l'uniforme et plus si affinité avec le bleu et accessoires livrés avec.

Histoires d'eau :
Depuis que j'ai écrit un truc à propos du mythe de la douche au cinéma, les requêtes mouillées affluent par ici.
blague flaque d'eau, oublier de se doucher et évidemment baiser sous la douche et ses multiples variantes (nombre de participants, etc)

Coté cinéma et télé toujours, on en demande pas mal sur la série Les Bleus M6, et ça tombe très bien.

Beaucoup de recherches sur les chiens policiers, et je signale à toutes fins utiles qu'un internaute cherche un pitt-poule...

Et puis, il y a celles que je préfère, les improbables, les surréalistes. Exemples :
Pourquoi je vis avec un connard (pas facile, pas facile...), contravention feu rouge à Los Angeles (what else ?), je crois que j'ai fait un refus d'obtempérer (bah... tu devrais bientôt savoir si ç'en était vraiment un), perdu sa chaussure dans le métro (ça, c'est ballot), bruitage train à vapeur...

Ah, et j'oubliais : Comment tuer un flic. Mais ça devait être sur un coup de colère. Un PV, une garde à vue, un truc comme ça, ces petites choses désagréables du quotidien qui vous font penser n'importe quoi.


source : blog-it express

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B. Desforges

#au jour le jour

20 Juin 2008

scène1

« J’ai adoré votre livre. A-doooo-ré !
Tellement, tellement… émouvant. Et votre façon d’écrire, de raconter, de voir les choses… Tellement, tellement… humaine. Oui, humaine, c’est ça. Ce métier difficile… Mais humain, très humain… Pénible, oui… Comment faites-vous… comment peut-on supporter cette misère… le pire de l’humain… la violence… la mort...

Ça ne doit pas être facile tous les jours… rentrer chez soi le soir avec toutes ces images… être la cible de la critique, des médias… impopularité… mépris… éboueurs de la société comme vous dites, c’est vraiment ça… Fantastique. Et c’est très bien écrit, vraiment très bien écrit, c’est fou. On pleure, on rit, on pleure, on rit. Formidable. Une plume… du style... du rythme. Génial. J’adore.
Authenticité… émotion… humanité…
Les films standards… déjà vu et entendu… connaissent rien… pas authentique… pas crédible… manque quelque chose…
Votre plume m’intéresse… vraie plume… vrai flic… idées… histoires… scénario.
On peut se voir ?
On se retrouve à la prod ? »

[fin de la scène]


scène 2

Paris. Je vérifie l’adresse sur mon bout de papier, et je m’arrête devant l’immeuble. C’est bien là. Je passe devant une plaque dorée. Production. Je monte l’escalier. Tapis épais. Je sonne à une porte. Plaque dorée. Production. La porte s’ouvre. Affiches de cinéma sur les murs. Ambiance. Artiste.
« Bonjour, j’ai rendez-vous avec Truc.
- Vous êtes qui ? »
La secrétaire joue avec sa mèche de cheveux, faussement décoiffée, devant son Mac sur un bureau savamment désordonné.
« Bénédicte Desforges, auteur de FLiC, chroniques de la police ordinaire, je suis peut-être un peu en retard.
- Bougez pas, j’appelle Truc. »
Elle part au bout du couloir en faisant bouger ses cheveux. En attendant, je regarde en biais ce qui traîne sur son bureau. Tasse de café vide, tasse de café à moitié pleine, logo sur les tasses, dossiers, logo de la prod sur les dossiers. Photos de tournage.
« Truc finit un coup de fil avec Los Angeles, et il vient vous chercher.
- Ok, merci. »
Elle se remet à son bureau et répond au téléphone.
« Blablabla… blablabla… Hahaha ! »
Des pas pressés dans le couloir. Jean délavé, chemise blanche, grand sourire.
« Bonjour, désolé de t’avoir fait attendre ! On va aller dans mon bureau. »
On se serre la main. Je le suis dans le couloir. Il fait bouger ses cheveux.
« Installe-toi. Tu veux un café ? Long ? Court ? Sucre ? Myriaaaaaaam ! Deux cafés ! Et qu’on ne me passe pas d’appels. »
Grand bureau. Grande fenêtre. Lumineux.
Canapé, fauteuils, affiches de films, logo.
Il s’assoit, pieds sur la table basse, croise les jambes, joue avec sa mèche. Cigare.
« C’est très sympa que tu sois venue.
- C’est moi qui te remercie de…
- Non, non, vraiment. Je te le redis, j’ai adoré ton livre. Adoré. Flic, quel boulot… »
La secrétaire apporte les cafés sur un petit plateau. Un téléphone sonne.
Elle quitte rapidement la pièce.
« Tu n’as jamais pensé à travailler pour le cinéma ? ça rapporte plus que l’édition, tu sais.
- Je n’ai pas eu vraiment le temps d’y penser, mais…
- Ah, mais tu devrais !
- Peut-être que je devrais, oui, non, je ne sais pas…
- Dis, on parle pas mal des flics en ce moment, il y a eu un suicide je crois ?
- Non, neuf suicides. En un mois.
- Oh putain !
- Oui, c’est… c’est moche.
- Des suicides par arme à feu ?
- Ça dépend. Pas forcément.
- Ah bon ?
- Hé bien hier, c’est une jeune femme flic qui s’est jetée par la fenêtre. Avec son petit.
- Oh putain !
- …
- Et ?
- Ils sont morts tous les deux.
- Oh putaiiiiiiiiin !
- C’est horrible. On ne comprend pas vraiment ce qui…
- Terrible !
- Oui, c’est terrible. En ce moment, il y a…
- Génial ! C’est génial !
- Quoi ??...
- Excellent !
- …
- Première scène d’un film ! J’adooore ! Putain, c’est tellement tellement fort !
- Film ??...
- Un film qui commence par un suicide, quoi ! La femme, son enfant, la fenêtre, c’est super !
- Mais…
- Oui, c’est exactement comme ça que je vois les choses. Caméra à l’épaule. Première scène. Suicide. La fenêtre. Les étages. Beaucoup d’étages. »

[fin de la scène]

texte extrait de Police Mon Amour

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