14 Septembre 2010

  Le manque de moyens matériels dans la police, la vétusté, la mauvaise qualité ou l'usure de certains équipements, sont des sujets récurrents.
  Mais outre la difficulté d'exercer ce métier et le risque que ça peut représenter, le problème se fait d'autant plus urgent et inquiétant quand on sait le déficit en effectifs et leur baisse programmée...

franceinfo-logo.jpg


14 septembre 2010

 

enquête de Élodie Gueguen de France-info :
La grande misère de la police nationale

 

Lien vers l'article sur le site de France-info + mon itv

 

 

 

et puis tiens, un bonus f'book...

 

Voir les commentaires

B. Desforges

#revue de presse

6 Septembre 2010

   Je ne me rappelle pas de quoi il était mort. Accident ou maladie, je ne me souviens de rien, tant ce détail a occulté tout le reste. Je nous revois avec les pompiers dans une chambre sombre et sale qui sentait mauvais. Nous étions autour d'un lit où reposait, sur une couverture râpée, un petit enfant mort. La mère était à nos côtés, la mine inexpressive et les bras ballants. Il fallait transporter le corps de cet enfant à la morgue de l'hôpital de secteur.
   « Madame, il est temps de l'emmener maintenant, a dit un pompier, voulez-vous venir avec nous ?
   - Non, ce n'est pas la peine », a-t-elle répondu.
   Le pompier s'est penché au-dessus du petit lit, et a délicatement rabattu la couverture sur l'enfant. Un brancard était inutile, il l'a simplement soulevé comme on porte un petit endormi.
   « La couverture ! Vous prenez aussi ma couverture ? s'est exclamée la mère.
   - Madame, on ne peut pas l'emmener comme ça, voyons. Il faut que nous empruntions l'escalier et sortions de l'immeuble... Jusqu'au camion... On ne peut pas... Il ne faut pas... Madame...
   - Oui, mais ma couverture ? Comment je vais faire pour la récupérer ?
   - Vous n'avez pas autre chose ? Un drap à nous confier ? Madame ... On ne peut pas le descendre comme ça...
   - Rien du tout, je ne vous donne rien du tout ! »
   La mère a repris le corps de l'enfant des bras du pompier, l'a reposé sur le lit, a retiré la couverture et l'a repliée. Puis elle est partie en maugréant vers le fond de son appartement. Quelques instants après, elle est revenue vers nous, et nous a tendu un grand sac en plastique.
 

Texte extrait de Flic, chroniques de la police ordinaire

Voir les commentaires

Bénédicte Desforges

#chroniques d'un flic ordinaire

25 Août 2010