Police de proximité et jeux de ballon

2 Mai 2010

  Quelques lignes et une vidéo pour recadrer la place du football, du rugby et du macramé dans le travail quotidien de la police.

  « La police n’est pas là pour organiser des matchs de football », ça vous dit quelque chose ? Évidemment. On parle là de police de proximité.

  Une petite phrase devenue slogan qui a fait beaucoup de mal.
  Reprise en boucle, de ministre de l’Intérieur en ministre de l’Intérieur, de débat d’experts en propagande tout-sécuritaire.
  À un point tel que même certains fonctionnaires de police la radotent à l’infini, telle quelle, sans chercher à savoir son origine, et croyant ainsi énoncer une définition par l’absurde de la police de proximité.
  Trimbalée par le téléphone arabe, cette phrase a beaucoup de déclinaisons. La police n’est pas là pour faire du sport avec les jeunes, la police n’est pas là pour taper dans le dos des délinquants mais pour les arrêter, la police n’est pas un travailleur social, et j’en passe, et des pires.
  Donc, la police n’est pas là pour organiser des matchs de football.
  La police de proximité se résume désormais à cette phrase. Pour le citoyen lambda, à qui on n’a pas tout dit, et qui n’aime pas trop imaginer son impôt investi dans des maillots de sport pur lycra Police Nationale, la police de proximité = football avec la racaille. Et football n’est pas synonyme de lutte contre la délinquance, que l'on sache. Alors évidemment, la police de proximité, il s’en méfie, il se dit que ce n’est pas efficace, que ça ne sert à rien, et que les bobo-gauchos-socialos ont asservi une police nationale pourtant bien disposée à droite, à leurs caprices populistes. Il était grand temps que ça cesse, parce que la police n’est pas là pour organiser des matchs de football, qu’on se le dise.

  Ça c’est un beau boulot de communication...

  Cette fameuse phrases se répète depuis plus de 7 ans.
  Énoncée ainsi et privée de son contexte, elle est une évidence.
  Voilà l’histoire. C’était en 2003 à Toulouse. Monsieur Havrin, alors directeur départemental de la sécurité publique et ses effectifs en ont fait les frais.
  Et petit détail en plus, ce n’était pas un match de football mais de rugby.

B. Desforges

#actu police

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S

Je viens de tombre sur cet article un peu par hazard. Comme je viens de faire un artcile sur la police d eproximité celà tombe bien. Je connais mon collègue Havrin qui est de la même promotion de
CP que moi et qui en plus a été secrétaire général du syndicat dse commissaires après un autre collègue de promo Daniel Dugléry actuel maire de Montluçon. Comme je l'écris et le répète depûis des
années il est clair que la police ne peut dans une démocratie être répressive uniquement et coupée du peuple. Dans le code de déontologie, la police est aus ervice du public ( bien lire pas au
service du gouvernement - je m'étais accroché fermement sur ce point avec Monsieur Balkany dans un débat à l'Institut National des Hautes Etudes de Sécurité Intérieur ( sucesseur de l'IHESI). Le
problème de la gauche fut de batir imparfaitement une police de proximité -en fait une création de Napoléon III reprise par la police japonaise au début de l'ère Meiji en 1868 !!) - en se basant
sur un concept national et l'erreur pire la faute de la droite fut de la supprimer au motif que l'on ne jouait pas au ballon. Quelle erreur et quelle mauvaise connaissance des fonctions primaires
de la police. En fait je retiens l'expérience des pays anglo-saxons et des Pays-Bas en particulier ayant été ASI dans ce pays 3 ans que je relate dans mon article: la police d eproximité doit être
conçue et décidée au niveau local et non nationale. Pour réussir, elle doit viser à responsabiliser l'échelon de base c'set à dire le brigadier ou le gardien en lui donnant le pouvoir de décision
sur ses objectifs et les moyens d'y parvenir. En résumé c'est l'Etat Major qui doit soutenir la politique de la base et pas l'inverse. On est donc aux antipodes du fonctionnement français mais il
faut réfléchir au fait que chez nos voisins la police de proximité marche et a de bons résultats mais les structures ne sont pa les mêmes. le jour où les politiques de tout bord comprendront que la
police n'est pas un enjeu politique et qu'elle a besoin de définir sa stratégie et d'avoir le temps de remplir ses objectifs , on aura fait un grand pas. Il n'y a qu'en France que le chef de l'Etat
et le gouvernement prenne position sur des problèmes d'insécurité quotidienne. A méditer ! comme d'ailleurs il n'y a qu'en Farnce que des voitures brûlent ou que des bandes armées commencent à
tirer sur la police ( pardon c'est aussi le cas au Mexique, en Jamaïque, en Irak et en Afghabnistan !!!!!!!


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P

bonjour à toutes et à tous

Tout d'abord, bravo pour ton blog. Vraiment utile pour comprendre ce que vous vivez.

Je viens d'un milieu ouvrier. Parents à petits salaires mais je n'ai jamais manqué de rien comme on dit. On m'a enseigné le respect de la personne et des biens matériels, l'honnèteté également,
dans les paroles et dans les actes. Valeurs que je transmets (je l'espère du moins) à mes quatre enfants.
S'il m'est arrivé de dénigrer votre profession ou la manière de l'exercer, il s'agissait dans chaque cas de causes (racisme, violences arbitraires et autres dérivés facho) en confrontation et
contraction direct avec mes valeurs.

Aujourd'hui, alors que je possedais un métier, je vis en dessous du seuil de pauvreté.Donc, survivance oblige, je me démerde en tentant de respecter autant que faire ce peut les principes qui m'ont
construit. Et ce n'est pas facile tout les jours.

Pour en venir à la révélation/confession de Mr Havrin, cela illustre parfaitement la déliquescence morale de nos élites. La corruption économique et intellectuelle du système libéral et de ses
représentants, soutenu par une majorité de nos concitoyens bouffés et digérés par les médias du dit système, nous mène droit à la violence et au chaos.
En détournant, au profit de l'infime partie dominante de notre société, les fondements de votre métier ( protéger les biens et les personnes) et en réduisant votre part humaine au seul coté
répressif (idem pour la justice), ils vous placent de fait en première ligne pour contenir la masse chaque jour grossissante de mécontents.Personnellement et même si cela m'en coûte, je ne
regarderai pas mes enfants crever de trop survivre sans agir.

Je conclurai cette bafouille avec ma théorie sur les cités.

Présentez les à leur début comme des villes "nouvelles" ou il fait bon vivre. Confort matériel et pratique, convivialité... Que du bonheur
Puis au fil des années, des décennies et des bouleversements sociaux, retirez tout ce qui fait lien.Laissez les préjugés se developper, aidez les au besoin. Stigmatisation permanente des
communautés, laisser aller général, manque de moyens humains. L'augmentation du volume de faits divers dans les jt et la presse en générale étant la règle de base.On croirait lire détective
24h/24.
On se retrouve donc, un demi siècle plus tard avec des foyers de misère, de trafic et de violence.Ce schéma fonctionne avec tout type de population. Les cités sont un laboratoire édifiant (ou un
apprentissage) de ce qui vous est demandé aujourd'hui à l'échelle d'un pays. A savoir sa mise au pas sans discernement. Cela n'a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais.

Sur ce, je vous salue


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J

"La Police n'est pas là pour connaitre les délincants mais pour les interpeler". J'ai été formé à la veille école. Celle qui disait qu'à chaque jour suffit sa peine et que seules les montagnes ne
se rencontrent pas.

Il me semble quand même particulièrement plus aisé d'interpeler celui que l'on connait, que l'on peut identifier, dont on connait les habitudes que le contraire.

Et à l'opposé, il est bien plus facile, d'écarter des soupçons rapides (et biens pratiques) quelqu'un que l'on connait pour ne pas être un délinquant.

Cette méthode qui apparemment, maintenant, est atypique, permettait aux anciens de gagner énormément de temps sur l'enquête, donnant ainsi plus de temps pour en paufiner la qualité, notemment, en
ce qui concerne la procédure, et de gratter ce qu'il y avait à gratter pour parfois réussir à remonter bien au delà de toutes espérences.

Avant la Police de Proximité, on avait les ilotiers. Qui, ce n'est que mon avis, faisaient grosso-modo le même travail de contact et d'information. Cette tâche a été reprise en main par la Police
de Proximité en addition de plusieurs autres. Bien que nous ayons été nombreux (je m'inclus dans le lot) à l'époque à être particulièrement méfiants vis à vis d'elle. Il faut lui reconnaitre, avec
le recul, le mérite de n'avoir pas si mal marché que ça. Bien au contraire d'ailleurs.

On pourrait penser que la fin de la Police de Proximité aurait sonné le retour des ilotiers mais il n'en fut rien. Et voilà comment miraculeusement gagner des effectifs à sacrifier sur l'autel du
chiffre, tout simplement en suppriments des tâches qui, à mon sens, étaient essencielles.

Ce qui fait qu'à l'heure actuelle, il n'y a plus de policier pour aller au contact des petites gens. Dire bonjour à Madame qui emmène les chtios à l'école, aller serrer la louche à l'épicier, et
dire aux gamins avec l'oeil s'évère "Faisez pas les cons, je connais vos parents!".

Le notable du coin a toujours un numéro bien placé dans le commissariat, histoire de régler les menus problèmes qu'il ne saurait tolérer. Le Péquin moyen, lui, et bien, il se démerde et il la
ferme, ca fera gagner du temps à tout le monde.

Activité contre productive? A la lumière des politiques actuelles, oui, clairement et définitivement oui, puisqu'elle ne peut être chiffrée. Mais dans mes souvenir de prime jeunesse, quand je
n'étais qu'un petit poussin tout juste autorisé à se taire bien comme il faut pour pouvoir apprendre. L'O.P.J. qui héritait d'un bon gros sac de noeuds, la première chose qu'il faisait, c'était
d'aller voir l'ilotier et de lui demander s'il avait une idée de qui était capable de faire ça. Qui en avait l'habitude, les moyens, les contacts et j'en passe. "J'avais pensé à Machin, qu'est ce
que tu en dis? Laisse tomber, il est en vacances en ce moment à l'autre bout de la France."

Aujourd'hui, il faut faire ce qui se voit, ce qui ne se voit pas est sans importance (médiatiquement parlant j'entends). Et on en arrive à faire faire de la police à des conseillers en
communication. Parce que les gens, eux, s'en sont aperçu, que l'ancien qu'il connaissaient depuis des années, n'est plus là le matin autour du marché de leur quartier. Et ça, il faut réussir à leur
faire accepter, de gré ou de force. Grossière erreure, aurais-je tendence à dire.

P.S.: Je viens, avec du retard mais que veux tu, je suis quelqu'un qui aime prendre son temps, d'acheter ton second livre. Je me jette dessus, dès que j'en ai l'opportunité.

A bientôt. Bises.


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F

les sports que je citais , c étais juste pour l'exemple ;pour montrer qu'il n'y a pas que ces 2 sports emblématiques , voir problématiques maintenant ...!
les jeunes en difficultés , en tout cas ceux qui en donnent à la police , le collectif , ils l'ont compris depuis longtemps et ces valeurs là , ils savent les utiliser . ils ne pensent et ne vivent
que comme cela ; seul , ils sont parfois perdus. c 'est meme parfois leur force , devant certains de nous qui jouent perso pour la fameuse prime , les jeunes jouent toujours collectif.
peut être a mélanger les hommes , et faire des équipes mixtes jeunes avec policiers, et encore.

une bonne initiative dans ce sens sont les raids encadrés par des gars du Gipn , du Raid ou du Gign , effort individuel dans un travail de groupe , là j'adhère.
a te dire franchement , je suis trés souvent d'accord avec toi , mais là , je suis d'un avis contraire , mais je ne saurai te dire ou est la vérité ; j'ai tout de même le sentiment que la solution
n est pas dans ce qui a été tenté et raté depuis des dizaines d'années.
concernant la démonstration de réussite d'une police de proximité , je me demande si la fonction de la police est de devenir fréquentable par les jeunes ;
l'action doit elle précéder le discours , ou le discours doit il être le préalable à l'action ?
en tout cas , j'adore ton blog(non, j'essaie pas de t'amadouer)


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L


Désolée, mais tu es à coté de la plaque.
Cet article ne vise ni à démontrer les bienfaits du sport (je les connais plus que par coeur, je suis éducateur sportif diplômée d'Etat) ni à disserter de la place des flics dans le sport en tant
que facteur de lien social.
C'était simplement la démonstration et la preuve d'une opération de communication.
Et le match de rugby était lui-même la preuve qu'une mise en commun était possible. C'était du sport, ça aurait pu être une partie de scrabble où on ne se foutait pas sur la gueule...
Donc tu ne peux pas être de mon avis, étant donné que je n'émets pas d'avis.
Maintenant, si tu en veux un à propos du(des) sport(s), je l'ai résumé dans ma précedente réponse.
Pour les vieilles méthodes para-militaires (et un encadrement forcément meilleur par les surhommes du RAiD et consorts...) je reste dubitative...
En revanche, à la question "je me demande si la fonction de la police est de devenir fréquentable par les jeunes" je me demande si c'est une blague...



A

Vous avez lu Fahrenheit 451 ?
Vous devriez.
Bientôt, tout sera creux comme dans le futur de se livre. Télé-réalité, écran géant. Plus de politique, non, juste de la communication.
C'est ça, notre époque. Personne ne submerge de cette misère intellectuelle. Ni les hommes politiques ni le peuple. On a consommé trop de conneries et pas assez de bouquins pour savoir écrire,
parler, compter. On sait jouer et regarder la télé. Personne n'est acteur de sa vie.
Les publicitaires ont remplacé les philosophes pour conseiller les rois, résultat : plus personne n'agit, il suffit de parler. De faire de la com', une bonne pub' et hop, on n'a même plus besoin de
dire les mots en entier pour être élu.
Les gens sont jugés sur leurs actes. Mais la passivité est telle que je ne sais pas sur quoi serons jugés les hommes de l'an 2000 par nos descendants. Franchement.


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A

@ Jamal : sur le dernier paragraphe concernant les flics qui se victimisent, je ne peux qu'applaudir !

Je suis flic et je n'ai jamais cédé à la pression du chiffre, dans aucun des postes où j'ai eu à travailler, cela ne m'empêche pas d'être OPJ et, donc, gradé et d'être en plus en attente d'un
nouveau galon, après (seulement) 10 ans de boîte...

Pour avancer il faut, à mon avis, savoir être l'épine dans le pied de la hiérarchie tout en étant irréprochable dans son taf (mon exemple perso : mon dernier Timbre Amende date de fin 2008 (suis en
Police Secours) mais je fais mon taf et je n'ai aucun problème ni avec la population (outrage rébellion peu nombreux) ni avec le Parquet)

Ceux qui grattent pour avancer sont considérés comme de "très bons éléments" alors pourquoi la hiérarchie les ferait elle progresser si elle risque de les voir partir au gré d'une mutation suite à
la prise d'un grade ?


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J

(désolé si c’est long) Enfin content de voir enfin le visage de ce Mr Havrin…. J’avais été choqué aussi à l’époque, conscient de la malheureuse scission jeunes-policiers que Sarkozy était en train
de provoquer, à des fins politiques. Quand j’ai emménagé dans ma téci du 9-1 en 2002 (la Cilof), la police de proximité avait déjà disparu. Viry-Chatillon venait de passer à gauche, et pour punir
cet état de fait, Sarkozy y avait déjà fait retirer ses flics de proximité. Le maire de l’époque avait organisé des pétitions pour le retour de cette police, signée en masse, mais en vain. Le
centre social était redevenue une zone de non-droit, ainsi que certaines cages d’escaliers. Je m’étais improvisé travailleur social bénévole, voyant que le dialogue avec les jeunes étaient
possibles, y compris avec les plus virulents…. Tour à tour médiateur, organisateur de concerts, de repas de quartiers et j’en passe…. Pour pallier à la non-présence de pol prox, la ville avait
embauché des « correspondants de nuits », qui, par manque de formation, ne servaient à rien à part recenser les « actes d’incivilités » et autres problèmes de voisinage, et remontaient les chiffres
à qui voulaient bien les entendre…. Bref… Ensuite, j’ai pris la présidence de ce Centre-Social associatif, occuper les jeunes, par le sport, les chantiers jeunes, mis en place une salle
informatique, un studio de musique et j’en passe…. Mais surtout repérer les jeunes déscolarisés à 16 ans pour les remettre tout de suite sur les rails…. Mon vice-président (aujourd’hui à la PJJ)
était le fils d’un commissaire de Police, à nous deux nous avions apporté une certaine « droiture ». Quitte de temps en temps à prendre certains jeunes par le col et leur foutre des coups de pieds
au cul…. A baffer et se prendre des baffes…. Bref, nous étions livrés à nous-mêmes, mais putain, quel résultat !!! Mais surtout, nos valeurs d’Education Populaire poussaient les jeunes au
donnant-donnant, à l’autonomie. Ca avait marché (même pas de voiture cramée en novembre 2005, pourtant à 1 km de la Grande Borne), malgré moi j’avais contribué à un rapprochement des générations et
à une certaine paix sociale dans mon quartier. J’avais la chance d’être convié à des réunions de « tranquillité publique », avec bailleur, élus et même commissaires de police (Grigny et Juvisy), je
pouvais exposer mon point de vue qui était entendu. 5 ans de ma vie à œuvrer dans cette tâche ardue mais prenante, jusqu’au jour du « putsch », la récupération de ce Centre-Social par les
politiques locaux (tiens donc !), on m’a évincé parce que trop jeune, trop rebeu, trop engagé, pas assez dans les souliers des élus locaux, pas encarté socialope…. Aujourd’hui, 80% de ce que
j’avais mis en place a disparu, ils embauchent des animateurs en forme de rugbyman (donc, plus pour leurs capacités physiques que d’accompagnateur social).
Aujourd’hui, le social est mort. A l’instar de la pol prox. On ne donne plus de moyens, aux éducateurs, animateurs, assistantes sociales…. A cause d’un autre slogan gerbant « LE SAUPOUDRAGE DANS
LES BANLIEUES NE SERT A RIEN ». Je n’ai jamais compté sur Fadela Amara qui est toujours restée « pute et soumise »…. Bref… les séjours familiaux et autres centre aérés sont de plus en plus
privatisés (tiens donc !!), notamment par l’enseigne Accor, mais eux ne feront pas dans le tissage du lien social, faut pas se leurrer. Je ne sais pas où on va, MAIS ON Y VA !!!
Désolé d’avoir été aussi long car la « recette miracle des banlieues », je l’avais, mais on me l’a volée pour mieux la détruire. Je m’aperçois que je devrais écrire un livre là-dessus, Béné,
accepterais tu d’être mon nègre ?? ;-)
Dernier message à tous les policiers, le même que j’ai tenu à mes ptis jeunes de banlieues : « SVP ARRETEZ DE VOUS VICTIMISER ! Encore plus quand vous critiquez un système que vous cautionnez !!!
». Vous faîtes un boulot honorable, que moi-même je ne serai incapable de faire, pour ça que je vous respecte MAIS BORDEL APPRENEZ A DIRE MERDE A VOS HIERARCHIES ET SYNDICATS…. Je parle surtout à
ceux qui font du Chiffre à gogo, et qui prétendent ne pas pouvoir faire autrement. Dans la vie on a toujours le choix, certes il est limité pour vous, entre un carriérisme forcené et pouvoir se
regarder dans la glace le matin. C’est à vous de faire valoir les fondamentaux de votre métier, pas à ces enculés de politicards. Ayé j’ai fini !


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S

le football l'opium du peuple???


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F

moi je suis plutot , athlé(lanceur ) , golf , karting , ski nautique, voile ; tout un tas de sport ou ton adversaire , bah c est toi même et la vrai sagesse est peut être a chercher par là , et
donc la solution pour que ces jeunes trouvent une solution a leurs conflits intérieurs , et peut être avec l' entourage ensuite. au clj de villeneuve , y a longtemps j'ai fait de la planche avec
eux. ces sports ou ton adversaire sont les éléments , ca aussi rend humble.


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L


Non. Dit comme ça, c'est très joli mais ça ne colle pas.
1/ L'initiative (et l'interview) de JP Havrin ne démontrent pas les bienfaits du sport, mais illustre simplement la réussite de son travail de police de proximité par la possibilité d'une
rencontre sportive sans heurts en conclusion de 4 années d'efforts sur le terrain. Ce match de rugby n'était pas une finalité, ni un objectif, mais une démonstration.
2/ Ces jeunes n'ont pas de conflits "intérieurs" (ou peut-être mais ce n'est pas l'affaire de la police) mais "matérialisent" des conflits tout court. Conflits sociaux, conflits physiques,
conflits violents.
3/ Accessoirement, le ski nautique, le karting, la voile, c'est  bien, mais hors sujet et hors budget dans les quartiers difficiles. Exemple non recevable. Un sport co est une rencontre
humaine en plus d'être sportive.
4/ La compétence de l'adversaire, qui est aussi partenaire dans le domaine sportif, participe aussi à la recherche de sa propre performance dans le sport collectif. Et la mise en commun des
capacités dans une équipe n'est pas anodine dans la perception de l'effort à fournir pour gagner.



L

merci ;-)
c'est parce qu'il y a des gens comme vous que lorsque je suis contrôlé, je commence d'abord par faire un sourire, dire bonjour, avant de juger la personne et de la mettre dans la catégorie
"flic".
après, c'est comme dans le reste de la vie... y'a de tout...
vive, intelligente, réfléchie... et belle en plus ! sur ce coup, je ne suis qu'un homme...
merci pour ce que vous faites et courage...
jfl


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J

Comme on l'a dit sur le plateau de Frédéric Taddéï, on était tt les deux pour une police près des jeunes, après toi, ta sortie c'est la BAC qui pourrait jouer au football avec les jeunes ça m'avait
fait rire d'ailleurs....


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F

le foot , le rugby ; ces sports sont des resurgences de la guerre ; 2 camps , conquérir celui de l autre par la tactique ou par la force et le vaincre. si l'on veut faire des activités
police-jeunes , ce n est surement pas un sport de bataille comme le sont ces derniers mais plutot sous forme d'un encadrement comme on le fait avec les OVV ou les CLJ ; là je suis d'accord , il y a
une certaine efficaté a être vu hors contexte répressif et donner une image plus patriarcal que pére fouettard.


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L


C'est pourtant très sain, les sports collectifs et sports d'opposition.
(si c'était muay thai, tu trouverais ça indécent ? ^^)
Non. Le sport, c'est la violence, la brutalité canalisée, admise, règlementée, arbitrée. Rien à dire.



S

maintenant, je préciserais que notre ministre a sali publiquement un directeur qui ne faisait qu'appliquait les consignes du ministre précédent.
une erreur qui a sali toute la police, enfin, il n'était pas à cela près, il suffit de voir comment il se comporte.


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B

Depuis J.P. Havrin est membre de l'équipe municipale de gauche de la ville de Toulouse, et les relations municipalité-instances de la police nationale ne sont pas au beau fixe, sur fond de
répartition des rôles entre policiers municipaux et nationaux et de surmédiatisation de faits divers. L'un répétant inlassablement que la sécurité est une fonction régalienne de l'Etat, les autres
accusant l'équipe municipale et son adjoint à la sécurité d'avoir laissé la violence se multiplier en ville.


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