Menottages fantaisistes, et mes autres pratiques policières douteuses

14 Février 2010

menottes2


  J’avais ressorti mes petites histoires de menottes des archives pour tenter de faire passer un message. En douceur. Sans citer des articles de lois ou extraits de règlement – vous les trouverez ailleurs. Parce que j’ai pensé que ça suffisait pour faire comprendre cet aspect du métier de flic, et donner un éclairage différent sur des anecdotes d’actualité. Et que tout ça est moins simple que dans les rapports d’Amnesty International. Qu’un menottage, c’est bien autre chose qu’une entrave à la liberté, que sa raison d’être est multiple.
  Alors quoi ? Ça n’engage que moi, mais oui, oui je n’ai probablement pas toujours respecté les consignes.
  Je ne menotte pas pour humilier ou faire une piètre démonstration de pouvoir.
  Je le fais pour neutraliser celui que j’embarque et l’empêcher – éventuellement - de se mettre tout seul en danger, pour protéger ceux qui sont dans son entourage immédiat, et pour préserver les fonctionnaires de police - et moi avec - de réactions imprévisibles, notamment pendant le transport. Ça a l’air tout bête expliqué comme ça, hein ?
  Alors que vous dire que je n’ai pas déjà raconté ? Que je ne peux pas compter les gens à qui j’ai passé les pinces ? Parmi eux devaient se trouver des mineurs, certainement. Parfois plus grands que moi (je mesure 1m66) plus forts (j’ai vu des petits de 14 ans de 1m85 et 80 kilos, pas vous ?) mais surtout plus motivés à prendre la fuite ou à me coller un bourre-pif. Donc, clic-clac menottes, et boum! dans les droits du jeune citoyen et de ses bons amis donneurs de leçons.
  Pas très réglementaire me direz-vous, vous qui ne connaissez rien à la délinquance et à la procédure pénale, hormis ce que vous voulez bien entendre...

  Bah oui madame Michu, je me suis foutue hors la loi toute seule comme une grande, et pas qu’une fois. Et pas qu’avec les menottes.
  Un jour par exemple, j’ai insulté un méchant type, et j’ai eu très envie de lui coller une tarte. Finalement, c’est un collègue qui se l’est emplafonné, parce qu’il en a eu envie plus vite que moi. Il avait fait un truc moche ce type-là, très moche, et y a eu léger pétage de plomb de notre coté. C’est mal, je vous l’accorde, on n’est pas payés à faire une justice sous forme de baffes. C’est rare mais ça arrive, je ne vais pas mentir, et vous en auriez peut-être fait autant. À notre place. Mais vous n’y êtes pas, alors vous pouvez blâmer.
  Un autre jour, je m’en souviens très bien, j’ai laissé repartir un voleur de pneus et d’outils. Sous-payé par son employeur, licencié de surcroit, il avait fait quelques réserves, nous avait-il expliqué en pleurant au dessus du coffre de sa voiture. Cinoche ou pas, ça a fait tilt et il est reparti avec son butin et un "ça ira pour cette fois" dont il doit encore se rappeler. Et là, normalement, Clic! les menottes sont celles de l’IGS pour ma pomme. Comme de se laisser émouvoir, embobiner ou agacer par un sans-papier, et décider - en conscience et de notre propre chef, sans autre pouvoir de décision qu’une indulgence spontanée et irracontable - qu’il a droit a une chance supplémentaire parce qu’il a une bonne bouille et qu’on était disposés à entendre des histoires de massacres en Afrique Noire.
  Madame Michu et ses potes si prompts à m’expliquer comment exercer mon métier, trouvent toujours que ce genre de coups de canif dans la Loi est extrêmement sympathique. Et so hype sous dictature de droite molle, et tellement plus glamour ! Passibles de révocation, mais ça... bref, rien à foutre.
  Oui, j’ai fait plein de trucs pas prévus par la Loi ou le règlement, répréhensibles et passibles de sanctions, c’est le jeu ma pov’ Lucette. C’est le jeu d’un métier humain.
 Je menotte, madame Michu, et je suis équilibrée psychologiquement pourtant, et je ne fais pas nécessairement du chiffre quand je le fais, je dirais même que je n’y pense même pas.
  Et aussi, vieille gaucho que je suis et je ne me soigne même pas, bon flic que j’ai aussi été malgré ce penchant qui ne trouve plus d’écho satisfaisant dans le linéaire paysage politique français, j’avoue aussi avoir fait des contrôles d'identité au faciès. Et merde, qu’est-ce que ça marche bien le pifomètre avec un peu de métier, vous n’imaginez même pas ! Bon, ne vous y méprenez pas, j’englobe dans cette pratique des bonnes tronches de Maghrébins et des sales gueules de Blancs, ça marche aussi. N’allez pas penser à mal, ou je ne sais quoi...
  D’ailleurs, il faut que je vous dise autre chose, je suis bien plus à gauche que vous, bande de droitdelhommistes de salon. Moi je travaille avec le peuple et je vis avec, pire je le comprends dans ses pires dysfonctionnements, oui je le comprends même quand je ne l’approuve pas. Mais ce matériel humain est ma passion, ne vous choquez pas pour le mot, il est affectueux… Quand vous vous prétendez de gauche, parce que vous en parlez peut-être plus et mieux que moi, et que vous approuvez ce qui ne peut pas vous toucher, que vous avez une complaisance posturale, et que penser du bien du travail de la police pourrait vous faire basculer dans le camp des fascistes incurables.
  Vous parlez de violences policières sans savoir ce qu’est la brutalité du monde.
  Tiens à propos, le CNDS considérait un menottage brutal comme une violence policière. Vous qui validez d’emblée, parce que oui, l’idée qu’on s’en fait est brutale, eh bien je vous mets au défi de passer les menottes à quelqu’un qui n’est pas consentant sans le faire avec un peu de brutalité, ce que nous appelons aussi coercition.

  Vous voyez où je veux en venir ?
  À cette pauvre enfant menottée à 14 ans, bien sûr... ma tentative d’explication de l’usage des menottes s’étant cristallisée autour de ce non-évènement, bien davantage que la raison du nom de ma promotion de gardien de la paix.
  Petite pitchoune - même pas en situation irrégulière, ha ha ! - jetée du lit à 10h15 un jour d’école par des policiers tortionnaires, petite nénette rendue suspecte d’avoir participé à des violences en réunion sur un gamin. Les médias vous en ont abreuvés, ça n’a pas pu vous échapper.
  Les médias pour qui l’enfance est à géométrie variable selon l'actualité, entre la jeune enfant de 14 ans menottée ignominieusement, et la jeune femme de 13 ans qui avait allumé Polanski, vous me suivez ?
  Mais surtout, surtout, ne vous demandez pas pourquoi ces histoires de sales mômes sont surmédiatisées, préférez interpréter cette information en excès de zèle policier et consignes occultes qui n’auraient pas filtré ci-devant votre éminente jugeote. Préférez oublier que la législation va être modifiée, et que ces histoires de mineurs tombent à point nommé. Rappelez-vous des hordes de chiens mordeurs et tueurs déferlant sur TF1 avant le vote de la loi sur les chiens dangereux, et avant que ces molosses disparaissent du champ médiatique du jour au lendemain. Souvenez-vous aussi de ces enfants surineurs de profs juste avant les élections européennes et qui, dès le lundi matin lendemain du scrutin, ont cessé d’agresser leurs enseignants à l’arme blanche.
  Vous vous faites balader pour un oui pour un non. Il suffit de parler d’un fait de société pour que vous le pensiez émergent, ou de le taire pour qu’il cesse d’exister. Haïti va presque bien, tiens...
  Mais pour revenir à nos moutons entravés, à ces putains de menottes, soyez tranquilles, un avenir radieux se dessine. Les effectifs de police sont en baisse, donc les paires de bracelets aussi. Les prérogatives se diluent doucement, les armes c’est pas bien, ça fait mal, les armes non-létales c’est pas bien non plus, la police est écartelée entre des politiques et des missions contradictoires, entre la politique du résultat et l’impopularité de l’uniforme…
  Mais tout va bien, les caméras de vidéosurveillance arrivent, tout est opérationnel. La police se désincarne, se déshumanisera de fait, vous n’aurez plus à souffrir de ses travers. On a pris en compte votre sentiment d’insécurité alors que vous refusiez nos principes de précaution, le menottage par exemple.
  À cause de vous, nous ne sommes plus des gardiens de la paix, mais des forces de l’ordre, et demain nous serons à la faveur d’un glissement sémantique fort à propos, des forces de sécurité.
  Pourquoi ?
  Parce qu’à force de nous voir de travers, la politique qui façonne notre travail, au gré de l’opinion, des élections et des fantasmes citoyens, ultra sécuritaires ou néo anarchistes - l’un et l’autre sont aussi absurdes - cette politique opportuniste fera de nous ce que vous souhaitez. Vous aurez la police que vous méritez.
  Et rira bien qui rira le dernier.
  Même si j’ai mal à mon métier.
  Mais moi, ne vous en déplaise, j’étais gardien de la Paix.
  Malgré mes menottes...

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I

MERCI
il fallait le dire


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S

Un petit commentaire juste pour m'excuser de mon commentaire truffé de fautes ci-dessus... Mea culpa, mea maxima culpa !


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S

@Adolphe Chérioux :

Je vais vous rassurer, personnellement, je suis un flic de droite... Enfin pour être précis je suis un libéral politique avec quelques soupçons de keynésianisme dedans. Donc un mou centriste pour
notre droite conservatrice réactionnaire et un salaud de capitaliste pour notre gauche... Réactionnaire également.

Je vais même vous surprendre en vous disant que je suis pour une police à l'anglo-saxonne, ce qu'on appelle une police "by consent" là-bas. En gros, une police qui sert Madame Michu et qui écoute
ses attentes.
Donc je suis malheureusement bien loin de cette police en France où politique du Chiffre et le concept de police d'Etat et non de police du peuple domine notre doctrine d'emploi depuis notre
création. Ce n'est pas Sarkozy qui l'a inventé, loin de là ! Il l'a juste décomplexé.

Donc oui, j'aimerais que mon métier soit de servir et protéger Madame Michu parce que c'est ça et rien d'autre le coeur de métier d'un flic. Et puis ayant été élevé par Papa et Maman Michu, je sais
bien que ce sont les Michu qui ont le plus besoin de nous et non l'Etat.
Pour moi, flic c'est un service public, un service pour le public, pas une machine de guerre pour un maintien de l'ordre permanent.
J'aimerais même un jour voir une police où le commissaire réunisse dans une salle des fêtes les gens qui veulent venir pour les écouter, pour entendre ce qu'ils attendent de la police.

Vous allez me dire que c'est formidable, nous sommes d'accord... Mais ce serait trop simple !
Parce que si je désire ardemment servir Madame Michu et répondre aux objectifs fixés par la population (des objectifs comme la diminution des agressions de voie publique, des cambriolages, etc.),
je suis également un peu fatigué voire agacé de me voir apprendre le métier de flic par des gens qui n'y connaissent rien.
Que la population nous demande des actions concrètes dans un sens plus qu'un autre, qu'ils nous demandent des choses moins palpables relevant du service (humanité, pédagogie, écoute, information,
etc.), qu'on nous fixe des cadres légaux allant dans le sens du respect des Droits de l'Homme, personnellement je suis plus que favorable à cette optique. C'est pour cela que j'ai fait flic et
mécaniquement, ce sont nos conditions de travail qui seront bien meilleures (meilleur rapport avec la population, rapports moins tendus donc moins risqués avec les gardés à vue, conditions
d'hygiène et de sécurité meilleures AUSSI pour nous, etc.).

Sauf que les débats actuels ne abordent JAMAIS ou quasiment jamais l'idée d'une police "by consent". Le personnel politique est unanime une fois au pouvoir, la police ne sert pas le peuple, elle
sert l'Etat. Ce n'est ni Sarkozy, ni la droit en général qui l'a inventée.
En revanche, certaines Madame Michu, certains élus, acteurs politiques et certains journalistes se pensent aptes pour nous dire comment bosser avec le cadre pourri qu'on nous donne.

Le menottage est de ces débats qui n'en sont pas. On voit des avocats qui ne savent même pas ce qu'est être flic ou ce qu'est la difficulté d'interpeller un individu, on voit des élus ou des
journaleux nous expliquer ce qu'est le discernement. Et oui ! On ne nous parle pas d'une réforme de fond, ce serait trop beau ! Un vrai débat de fond sur la doctrine d'emploi de la police, tout le
monde s'en fout. Mais en revanche, le discernement, ça c'est important.

D'ailleurs, le plus drôle est de voir que ce sont souvent les mêmes personnes qui nous demandent du discernement quand on interpelle un directeur de Presse mais qui crie à la discrimination et à
l'arbitraire quand on menotte un mec et pas l'autre... Parce qu'on a fait preuve de discernement.
Alors oui, cette madame et ce Monsieur Michu, ces adeptes du bon sens prisunicard, ces mesdames et messieurs je sais tout et autres prédicateurs venus de Walt Disney, ils m'emmerdent ! Cette France
là, braillarde, grande gueule et petits bras, l'ouvrant sur tout mais n'agissant sur rien, ces adeptes du tout casser et du rien construire, cette France là me débecte et je ne l'écoute plus... Le
jeu du "by consent" ne marche que si tout le monde joue le jeu ! Ces Michus là truquent le jeu. Ils sont comme vous, ils arrivent avec leurs idées préconçues sur ce qui anime les flics, ces mâtins
dociles de l'Etat aux pulsions totalitaires...

Quel débat voulez-vous que j'ai avec ceux qui ne veulent écouter ? Moi je veux bien adapter ma façon de travailler en fonction de ce que veulent les habitants de la ville où je bosse. Mais si c'est
pour jouer à Jacadi-a-dit et faire du grand n'importe quoi comme aujourd'hui, c'est vraiment pitoyable.
Aujourd'hui la police n'obéit pas aux Michus silencieux et respectueux des règles, elle obéit à l'Etat et à l'opinion c'est-à-dire à la presse et aux Michus braillards qui ne respectent pas les
règles... Vous savez, ceux qui organisent les manifestations "pacifiques" brûlant les voitures et commerces sur leur passage (ceux des premiers Michus), ceux qui défendent les innocents qui se
tuent seuls en fuyant la police sur un véhicule volé, etc.

Donc en tant que flic de droite qui le vit très bien, je vous le dis... Les michus braillards, je les emmerde et ça, c'est du vrai service public !


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P

C'est vrai que c'est bien tourné Bénédicte, tes mots de bonne et de mauvaise humeur, moi j'aimerais bien que tu sois ma voisine de siège dans la 307 réglementaire (tu sais, celle où tu peux TOUT
trouver dans la boîte à gants, sauf un stylo qui marche).

J'ai beau savoir tout ça par coeur, c'est plus fort que moi, il faut que je baigne dedans même quand c'est l'heure d'aller au lit.

Alors je viens me marrer un peu - pas toujours d'ailleurs - en lisant tes histoires qui résument mes journées autrement mieux que la rubrique "emploi des effectifs" sur la main-courante.

C'est con qu'on ne fasse pas "équipe" comme on dit dans les films américains, on se marrerait je te dis, tant qu'il y a de l'essence et de la lumière dans les bureaux, on partirait en dernier et tu
viendrais même à la maison le dimanche midi.
C'était ravioles dimanche dernier, franchement tu aurais aimé.

Continue à dire notre vérité, on n'a pas tous ton aisance dans la parole, j'ai même vu des rustres, des mecs qui écriraient "rhétorique" sans le "h" s'ils savaient que le terme existe, scotcher des
hsitoires à toi sur la porte de leur casier.
L'intérieur de la porte.

Amicalement.


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A

Vous ne faites pas partie de la gauche utopique. Vous faites partie de la gauche totalitaire, comme le montre votre réponse-réflexe à mon commentaire : un citoyen n'est pas d'accord avec vos
opinions ? Il n'a qu'à quitter le pays. Méthode de "débat" universellement répandue chez les blogueurs de gauche, vous le remarquerez. A part ça, la police française est démocratique et dévouée à
la population.

Autre indice de votre appartenance à la gauche totalitaire, les sites auxquels vous renvoyez et que vous affirmez même "aimer" : Comité de salut public et Vive le feu, deux blogs tenus par des
subversifs fous furieux, violents, d'extrême-gauche, coutumiers de l'attaque personnelle et de l'insulte sexuelle. (Un autre marqueur de gauche, soit dit en passant : on n'a pas beaucoup évolué
depuis les "vipères lubriques" et les "hyènes dactylographes", sinon par la chute vertigineuse du talent.)

Vous "aimez" aussi le Monde diplomatique, qui n'a rien de diplomatique, sinon l'abjecte soumission de son ancien président Ignacio Ramonet au dictateur communiste Fidel Castro, dont il a tenu la
plume pour une autobiographie de complaisance.

Mais tenons-nous en à votre revendication d'utopie. Voilà qui est fort inquiétant. Un policier ne travaille pas dans l'utopie. Il travaille dans le réel. L'utopie, c'est le métier des intellectuels
(réels ou auto-proclamés), à la rigueur des politiciens. Ce qu'on attend de la police, c'est qu'elle fasse respecter la loi et pourchasse ceux qui l'enfreignent. Quelqu'un qui se balade avec un
pistolet au côté et qui fait profession d'utopie, c'est tout à fait dangereux. Les utopistes ne sont tolérables que désarmés.

Comme tout gauchiste qui se respecte, vous esquivez le débat que vous avez vous-même lancé aussitôt confrontée à des opinions qui vous déplaisent, et vous attribuez à vos interlocuteurs des
opinions dont vous ignorez tout. Je serais favorable aux radars sur les routes, aux caméras de surveillance. Le mieux serait peut-être que vous me demandiez mon avis. Mais un gauchiste ne demande
pas son avis aux autres : il sait, mieux qu'eux, ce qu'ils pensent.

A tout le moins, vous affirmez que si l'on ne vous laissait pas faire la police telle que vous l'entendez, cela se traduirait par une explosion du nombre de radars sur les routes et de caméras de
surveillance. Je ne vois pas le rapport. Si vous n'aviez pas relâché le conducteur que vous avez arrêté avec du matériel volé dans son coffre, cela aurait multiplié les radars ? Si vous n'aviez pas
relâché un immigré que vous saviez présent illégalement sur le territoire, cela aurait multiplié les caméras de surveillance ?

Même en admettant ce lien de cause à effet évidemment inexistant, force est de constater que votre action est singulièrement inefficace : le nombre des radars et des caméras de surveillance
augmente bel et bien. De même que la délinquance, dont il faudra nous expliquer en quoi le fait de relâcher des délinquants sans les traduire en justice la fait baisser.

Vous me reprochez de ne pas me présenter et d'utiliser un pseudonyme (je vous le confirme). Comme c'est curieux. Je n'ai pas remarqué de tels reproches à l'encontre d'autres commentateurs,
utilisant eux aussi ostensiblement un pseudonyme, mais ayant le bon goût d'être en accord avec vos idées.

Vous ne voulez pas, non plus, que je vous donne mon adresse, mon numéro de Sécurité sociale et une copie de ma feuille d'impôts ? Je vois que les réflexes professionnels (et politiques) reviennent
vite : vous pensez en dehors des clous ? Contrôle d'identité !

La preuve que "de gauche" va tout à fait avec "flic", contrairement à ce que vous affirmez.


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L

Totalitarisme et utopie, je prends.
Mais arrêtez la psycho à deux balles, ça ne vous réussit en rien.
Vous êtes un bavard verbeux, compulsif et chiant. Et inintéressant. Vous faites partie des écumeurs de blogs qui ont comme seule vocation celle de contradicteur. Le simulacre de discours politique
n’est qu’un prétexte, mal étayé en ce qui vous concerne.
Là, peu vous chaut le sujet (que je viens de relire – une ignominie aurait pu m’échapper - et qui ne justifie aucunement vos petits postillons de fiel), seule vous motive l’élaboration de vos
démonstrations à la mord-moi-le-pif qui finiraient par se contredire elles-mêmes, tant vous avez le nez dans le guidon d'un contrepied systématique guidé par l'antipathie. Bref, vous êtes un
connard qui maitrise à peu près la langue française, et qui pourrait donner l’illusion de la raison. Mais votre exercice à la con, je l’ai peut-être pratiqué avant vous, voyez-vous, comme un jeu
facile mais excitant, avant que ça me lasse, et avant de me servir d’internet comme source d’information et d’expression, reléguant l’interaction au rang du secondaire et de l'inutile perte de
temps. Alors votre avis, je m’en fous d’autant plus qu’il ne tient pas la route. Il est fabriqué d’amalgames et de procès d’intention. Vous auriez fait belle figure dans un tribunal populaire, si
vous n'aviez la puanteur de la merde que toute vraie confrontation génère dans le froc de types tels que vous. Vous êtes bien plus à l’aise sur internet, l’espace d’épanouissement des corbeaux à
grande gueule, et des trous du cul qui se plaisent à se regarder écrire ce qu’ils n’oseraient dire.
Bref. Vous recommencez avec la même méthodologie du mot à mot réactif, vous êtes lassant et contreproductif. Vous avez épluché ma liste de favoris, grand bien fasse à votre enquête de moralité.
Rien d’autre ne vous a chiffonné, non ? Vous gardez des munitions pour la prochaine irritation que votre aigreur poussera vers l’azerty ? Là, vous vous contentez d’évoquer mes potes internautes,
furieux terroristes de l’ultra-gauche. Vous êtes un sacré rigolo, internet est vraiment fait pour vous. On va clore la discussion là. Ce blog est totalitaire, absolument pas démocratique, et vous y
êtes interdit de séjour, c’est ma décision irrévocable et unilatérale. D’ailleurs, une fois en Afrique avec madame Michu (et pour parler sexuel comme mes amis subversifs) si vous faites une portée,
pensez à nous en mettre un ou deux de côté, histoire qu’on les mette dans le formol. Sur le bocal, on écrira ici gît la pensée fertile d’Adolf.
La seule chose intelligente que vous aurez dite est que gauche n’est pas incompatible avec flic. Merci pour votre commentaire.


F

Bonjour,

Et merci à Metextoff de m'avoir fait découvrir ton blog. Tu écris bien, tu racontes avec de simples mots qui touchent. Tu n'en rajoutes pas une couche, tu ne "ramènes pas ta fraise", bref, c'est du
vécu de l'intérieur et s'il fallait être convaincu, je l'aurais été.
Au fond, tu dis ouvertement que nous aurons la police que nous méritons parce qu'on ne sait pas faire la part des choses et qu'on crie trop facilement haro sur le baudet. Très franchouillards en
somme, que je traduis par "suiveurs" de la dernière idée médiatique à la mode.
Bon, je te mets en lien avec mon blog.


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A

Eh bien, si c'est cela la police française (et quelque chose me dit que c'est bien cela), on est mal barrés.

Voilà tout d'abord un policier qui, sur un blog consacré à faire connaître son métier, se dit ouvertement de gauche. Non seulement cela, mais il se sert de cet argument pour justifier une pratique
professionnelle qu'il suppose contestée par une partie de la population : je suis de gauche, par conséquent, quand je passe les menottes, c'est justifié.

Dans une démocratie, on pourrait naïvement supposer que les policiers, au contraire, auraient à coeur de convaincre la population que la couleur de leur bulletin de vote n'influe en rien sur leurs
pratiques professionnelles ; qu'ils conservent une stricte neutralité politique dans l'exercice de leurs fonctions : qu'ils sont avant tout au service de la loi.

On suppose naïvement, par conséquent, qu'un policier qui entreprend de justifier sa vocation et ses actions se ferait un point d'honneur de garder pour lui ses préférences politiques.

Pensez-vous : nous ne sommes pas en démocratie. Nous sommes en République française. Nuance.

Voilà ensuite un policier qui adopte un ton tout à fait inquiétant. Non pas le ton de l'autorité tranquille qui vient de la conviction d'exercer son métier au service de la population ; non pas le
ton de la sagesse expérimentée qui vient de la longue pratique d'un métier difficile, au contact de la face sombre de l'humanité ; non pas le ton de la connivence avec ses maîtres, c'est à dire
l'écrasante majorité des citoyens, tout de même, qui est pacifique et respectueuse de la loi.

Mais le ton de l'arrogance hargneuse de celui qui sait tout, et d'abord que les gens sont des cons. Madame Michu, bien sûr, s'imagine que ce policier fait mal son métier. Madame Michu est une
imbécile qui n'y connaît rien. La police est harcelée par une horde compacte de Madame Michu qui se mettent en travers de sa route.

D'ailleurs, le mieux, c'est que Madame Michu la boucle, et laisse le policier décider. Lui, il sait. Il sait, par exemple, quand il faut relâcher un voleur ou un immigré clandestin pris en flagrant
délit (normal : il est Degauche). Il sait quand il faut passer les menottes dans le fourgon. Il sait quand il faut filer une torgnole.

Voilà un policier, autrement dit, qui nous explique qu'il prend des décisions dans l'arbitraire le plus complet. Un coup il viole la loi en laissant repartir un voleur. Un coup il viole la loi en
frappant un suspect, sans la moindre allusion à une situation de légitime défense. Cela va du laxisme le plus scandaleux aux violences les plus ouvertes. C'est comme il veut, quand il veut.

Et qu'on n'aille surtout pas l'emmerder avec notre avis, hein. Il sait mieux que nous ce qui est bon pour nous.

Arrogance typique du fonctionnaire français, d'ailleurs, et nullement circonscrite à la police. Le fonctionnaire français appartient à une race supérieure. Il est chargé d'administrer le populo qui
grouille là-dessous, en une masse indistincte, et bien entendu tous ces cons ne comprennent rien à rien. Si seulement ces abrutis avaient le bon goût de disparaître, on pourait enfin faire notre
métier correctement.

Hélas, ce qui est déjà exaspérant chez un postier ou un cheminot est carrément dangereux chez un policier, qui a un flingue au côté et le pouvoir de vous fourrer au trou (ce qu'il ne manque
d'ailleurs pas de vous faire savoir).

C'est quand même curieux que la police française, désormais littéralement prise pour cible par les voyous, se comporte comme si elle n'avait nullement besoin de l'appui de la population. Et après,
elle s'étonne de ne pas être aimée.

Je crois que je préfère la police africaine, finalement : là-bas, les flics vous tapent carrément votre pognon. Ils ne prétendent pas, en plus, faire votre bien malgré vous.


Répondre
L

C’est fou ce que vous aimez supposer "naïvement" alors que la construction de votre raisonnement est loin d’être naïve.
Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas, cette astuce rhétorique qui consiste à déterminer une conclusion décidée d’avance et à s’en servir de postulat de base. Ou à associer des mots sans
rapports pour en faire des démonstrations (gauche / circonstance atténuante)
Mais j’ai encore la comprenette qui fonctionne, et l’arrogance est bien de votre côté, monsieur-pseudo qui ne se présente pas pour faire son explication de texte cousue de fil blanc.
Mon blog n’est pas consacré à faire connaître mon métier mais à y écrire de mon métier ce que JE veux avec les limites que JE me fixe.
Pour le pédagogique, et le propre-sur-soi, allez voir sur un gouv.fr...
Qu’est-ce que ça peut bien faire que je laisse entendre une préférence politique, surtout quand elle est déjà parfaitement visible et exposée, et largement compréhensible dans mes deux livres?
Ça vous dérange, ça vous défrise le cliché, de savoir qu’on peut être de gauche, flic en même temps, et trouver autant de sens au concept de répression qu’à celui de prévention ?
Vous préférez probablement la bonne grosse langue de bois qui consiste faire entendre que le flic est statutairement et par nature bien au fond à droite, n’est jamais pris en faute, a toujours
raison, n’a pas d’état d’âme donc ne fait jamais aucune connerie. De toute façon, quand il en fait des conneries, il faut que ça reste non dit, c’est plus joli dans le discours (en ce qui me
concerne par exemple, quelques menottages de trop, et d’autres que j’aurais dû et pas voulu faire, il aurait fallu que je parle de ceux-là, ça aurait fait plus dans le ton gauchisss, hein...)
C’est formidable, et ça ne bouscule aucun présupposé.
Eh bien, vous auriez aimé ça, vous allez adorer la police des prochaines années. Celle qui ne rendra pas de comptes, celle qui ne se foutra pas à poil à avouer ses petites "exactions" comme je
viens de le faire.
Vous allez aimer de plus en plus de radars fixes au bord des routes, ça vous évitera de faire pleurer un gendarme sur votre permis à points, ce con-là tout aussi arrogant et arbitraire, aurait été
capable de vous comprendre, rendez-vous compte.
Vous allez aussi aimer les caméras de vidéosurveillance, pardon! vidéo-protection je veux dire. Celles-ci ont un œil mais pas de mains pleines de menottes.
Je pense que vous apprécierez aussi les citoyens volontaires qui viendront en renfort d’effectifs de police anémiques, dont on ne sait pas encore comment ils seront formés, s’ils seront armés, etc,
mais projet qui pue sacrément la milice.
Alors continuez à être naïf, retournez polluer vos sites de prédilection, remballez vos leçons à deux balles et laissez-moi continuer tranquillement à être de ma gauche utopique.
C’est ma façon de défendre une police nationale et républicaine, humaine et pas mécanique. De plaider pour une police unique, fiable dans son recrutement et sa formation, et être répugnée par
l’idée de la prolifération de polices municipales d’un côté, et du transfert de certaines missions au privé de l’autre.
Et prenez donc madame Michu sous le bras, vous avez l’air de lui trouver du charme, alors que moi sa bêtise à croire tout ce qu’on lui dit et à penser ultra-sécuritaire me révulse, et barrez-vous
en Afrique, c’est pas con, comme vous le dites, la police y est certainement plus cohérente qu’ici.


D

Que dire face à la justesse de vos propos... BRAVO et chapeau bas pour l'analyse humaine, pragmatique et socioculturelle pointue !
Elle épingle l'intolérance de gauche et c'est pourtant quelqu'un de gauche écrit ces mots... Seulement voilà, la tolérance (entre autres) n'est pas l'apanage d'une tendance politique ou d'un
courant de pensée, elle guide des hommes et des femmes qui ont un coeur une âme et un cerveau bien irrigués en dépit des contradictions nombreuses inhérentes au fait d'être humain.
Quant aux idées préconçues sur les policiers en général, elles sont aussi rances et éventées que les blagues Belges.
Le peu de fois ou j'ai eu affaire à quelqu'un en uniforme, ce fut toujours très courtois et respectueux ;j'ai pourtant été un ado turbulent à ma façon.
Par là je veux simplement dire qu'il y a des gens très bien partout et que si l'on est un peu attentif, on se rend vite compte qu'au delà de l'uniforme, il y a de toute façon quelqu'un qui fait ce
qu'il peut avec ce qu'il a.
Pour la petite anecdote, je travaille dans l'art contemporain, donc rien à voir avec votre profession, mais je ne manque jamais une occasion lors d'un repas entre artistes de dire que j'ai des amis
policiers, histoire de rappeler qu'il n'y a pas que les dimanches soir sur M6 qu'on voit des flics sympas dans les reportages.
Ils existent aussi dans la vraie vie, si si je vous jure j'en ai rencontré plusieurs !
Bien à vous,
Denis


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N

Vraiment encore BRAVO pour cet article!..
Cela fait du bien "de savoir" qu'il existe des flics (souvent aussi anciens flics) en recherche,lucides et intègres...
Bonne continuation


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S

@Pendragon :
Je pense que sur le fond, je n'ai rien à rajouter à ce qu'a dit Krugger que je rejoins en tout point.

Quand à votre crainte sur les dérives, votre inquiétude sur tous ces jeunes que l'on perd faute d'une réponse adéquate, croyez-vous vraiment que nous, flics, aux premières loges, nous n'en soyons
pas conscients ?
Pour autant, il ne faut pas se tromper de combat et c'est en cela que j'accuse certains propos de "droitdelhommistes".
La vraie question est comment rendre plus humain (au sens strict), plus proche, plus palpable, le service public à nos concitoyens et, pour nous les flics et les professionnels du droit, aussi à
nos justiciables.

Et quand je vois les combats actuels pour répondre à cette problématique, je suis littéralement effrayé. Où est l'humanité dans notre Justice bureaucratique ? Vous qui êtes avocat, combien de fois
pensez-vous que la peine est comprise par le coupable ? Et quand je parle de compréhension, je parle bien évidemment du caractère pédagogique de la peine mais également de la compréhension même des
mots utilisés par les magistrats.
Le Droit est devenu un dogme, une machine qui s'auto-alimente. Il y a la bulle financière mais il y a également la "bulle judiciaire".
Cette bulle est bureaucratique, technocratique mais pas uniquement. C'est aussi une bulle produite d'un dogmatisme quasi-sectaire... C'est cela que j'appelle le Droitdelhommisme.

Bien évidemment, ce ne sont pas les Droits de L'Homme que je remets en cause. C'est une belle "croyance", un cap qu'il faut suivre, un idéal vers lequel il faut tendre.
Sauf que dans toute idée qui se croit universelle, il y a les ferments d'idées totalisantes, parfois totalitaires... Même, et surtout, quand l'objectif est un Homme meilleur.
C'est cela que j'appelle droitdelhommisme, cette dérive dogmatique, sectaire ne se confrontant plus à une quelconque réalité, niant l'humain dans son imperfection, cette pensée idéale typique
broyant l'humain imparfait qui ne peut entrer dans le cadre.
Le droitdelhommiste n'est pas le combattant pour un Etat de Droit, c'est un religieux intégriste niant toutes les réalités tant qu'elles n'entrent pas dans le cadre.
Je suis juriste de formation et j'ai toujours été atterré de voir ces milliers d'étudiants prendre le droit comme une vérité d'évangile, devenir des fondamentalistes sans aucun recul séchant les
cours de philosophie du Droit, pensant que c'était de la foutaise... Le droit justifiant le droit suffisait bien assez à ces nouveaux prêtres de la société civile.

Sous la Révolution Culturelle chinoise, on pouvait lire sur les murs : "Le Rouge prime l'expert".
Aujourd'hui, certains Droitdelhommistes ne sont pas si loin de penser aussi que le droit prime sur la réalité...
Le problème de ces "Munichois de la Sécurité" en plein déni de réalité, c'est qu'ils se trompent de combat, ces Don Quichotte ne sont même pas assez fous pour s'attaquer à de simples moulins, ils
s'attaquent à leur propre paix civile... C'est peut-être une folie bien pire d'ailleurs.

Des dérives, des problèmes dans la police et ailleurs, il y en a et même des tragiques. Je suis même convaincu Pendragon que nous partagerions beaucoup de nos constats et désappointements. Mais le
menottage est l'exemple parfait de ce faux débat qui tue le vrai débat. Le menottage est l'ennemi du Dogme droitdelhommiste, il est plus un symbole qu'un vrai combat. Il est visible donc
symbolique, il est le combat parfait de nos politiques de faits divers, le combat des apparences puisque plus personne ne parle du fond. Et le dire, c'est devenu un sacrilège puisque nous vivons
maintenant en religion du Droit.

Les pires tyrannies sont celles qui se cachent derrière les discours d'ayant droit. Les vrais hommes libres sont ceux qui "s'interdisent" plus que ceux qui revendiquent leurs droits.

Voilà ce que j'entends par "droitdelhommiste"... Mais je suis certain que vous n'en êtes pas un. Je vous conseille juste de vous intéresser un peu plus à une autre réalité qui est celle du métier
de flic et celle de la rue. Vous verrez que tout devient moins simple.


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H

Quand je vois les graves conneries que font nos gentils adolescents, et leur insupportable sentiment d'impunité, je déplore qu'on ne leur passe pas les menottes plus souvent ...


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N

La vie de policier de nos jours, a mon sens, est dramatique...Le laxisme social généralisé dans la prévention "des germes" de la criminalisation a favorisé toute cette confusion des comportement...
Tout corps sous pression subit une agitation incontrôlable, même par des articles de loi... Le flic qui dans ce marasme arrive encore a nuancer ses actions, reste encore par bonheur et avant toute
interprétation légale, un être humain... Ouf!.


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L





E

Tiré d'ici:

http://des-gens.net/Crime-a-la-Ville-des-gens

Sur le fond : la Police est au service des citoyens et se doit de leur rendre compte de son activité. Tout citoyen qui ne s’intéresse pas à la façon dont travaille la Police ne mérite qu’une chose
: un état policier.

Un policier ne doit se départir de sa dignité en aucune circonstance. Placé au service du public, il doit se comporter envers celui-ci d’une manière exemplaire. Il devrait avoir le respect absolu
des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques. Par ailleurs, toute personne appréhendée
est placée sous la responsabilité et la protection de la Police et ne devrait subir de la part de fonctionnaires de police ou de tiers aucune violence.

J’entends d’ici certaines réactions méprisantes : "gauchiste", "droitdel’hommiste" ! Pourtant ce dernier paragraphe est extrait du code de déontologie de la police nationale...


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L

Vous croyez m'apprendre quelque chose ?
Ou me faire découvrir le code de déontologie de la police nationale?
C'est précisément parce que je me suis départie de ma dignité en certaines circonstances, que j'ai écrit ce qui précède.
Oui je sais, j'ai péché.
Mais pas par omission... ni par mensonge


P

Vous étiez gardien de la paix... et biensure qu'on ne peut pas oublier l'humain qu'on est pour exercer son métier (quel qu'il soit) et heureusement! quoique... je me demande si certain ne sont pas
capables de prendre une telle distance avec leur âme lorsqu'ils sont dans l'exercice de leurs fonctions (là encore quelles qu'elles soient..) qu'alors ni leurs valeurs fondamentales ni les
sentiments qui en découlent ne sont plus accessibles à leur cerveau...A moins que ceux ci ne soient juste des humains tels que je ne peux accepter de me figurer qu'il en existe...
si tous les flics étaient de vrais humains comme vous, qui respectaient ou juste se souvenaient des réelles raisons d'être d'un gardien de la paix... alors cet espèce de ressentiment d'une partie
du peuple envers la police n'existerait pas, ou moins..
encore faut il je pense qu'on donne les moyens aux policiers de prendre cette place qu'ils devraient avoir...
Hors, de ma vision: que ce soit dans la facon, la raison de recruter ces derniers, de les selectioner, de les positionner, ou les lois qu'ils se retrouvent a devoir défendre, ou encore la façon
qu'on leur impose pour le faire (par exemple le fait de faire du chiffre qui me semble ahurissant et insensé..!).. rien n'est mis en oeurvre pour que les policiers aient cette place d'allier du
peuple, de défenseur des innocents qu'ils sont sensés tenir! le sentiment souvent retrouvé (autour de moi en tout cas, et qui d ailleurs est souvent le mien!), est plus une crainte (même infondée),
une antipathie, ou en tout cas une idée d'opposition de prime abord, plutot que ce sentiment de protection qui devrait a mon sens apparaitre a la vue d'un policier!! hors je pense que cet espece de
cercle vicieux, (qui ne sévit biensure pas dans tout les milieux!) est en quelque sorte "mis en place" par le gouvernement, par les médiats... toujours dans cet elan et ce soucis de DIVISER!!!
et ça marche, ça marche dans tous les sens, avec chacun contre chacun.... et c'est terrible!! et j'imagine qu'aujourd'hui, un vrai bon jeune policier, doit avoir du mal a rester droit dans son
metier, s'il veut y survivre...
j'ai des exemples d'experiences demontrant cette idée...
je ne sais pas ce que vous en pensez... continuez de véhiculer cette bonne définition du gardien de la paix, à vos successeur surtout!
merci be happy!


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G

Un court commentaire pour manifester mon accord avec l'un deux : quand un policier me dit de m'arrêter, il n'a pas besoin de me le dire deux fois. Il n'a pas besoin d'être accompagné d'un ou deux
collègues, ni même d'être armé. Il se peut qu'il outrepasse ses droits. Cela m'arrive à moi aussi. Ce n'est pas une raison pour en faire une histoire. L'histoire commence quand le policier se
heurte à des refus, des insultes, abuse de son pouvoir pour faire face à la situation, et que cela paraît dans les journaux toujours prêts à plaindre la victime autoprétendue (je précise que je ne
suis pas policier).

Sur le fond, les explications de B.D. me satisfont donc. L'application stricte d'un règlement est d'autant moins possible que ce règlement est précis. La contradiction consiste à compléter sans
arrêt les textes réglementaires pour qu'ils recouvrent l'ensemble des situations possibles. P¨lus on cherche le détail, plus on en augmente le nombre. Il faut laisser une marge de manoeuvre à
chacun, et donc une marge d'erreur pour que les réactions soient humaines.Le meilleur contrôle de l'action humaine, c'est la responsabilité individuelle.

Il manque toutefois quelque chose d'important : c'est que ses explications concernent tout le monde. Et là, du fait de sa position, la police est mal placée . On met un enseignant en garde à vue
parce qu'il aurait frappé un élève : la GAV est pire que la claque que l'élève prétend avoir reçue, et signifie la perte totale de l'autorité du prof que ce soit vrai ou faux. J'ai l'impression
qu'il y a deux poids deux mesures dans ce genre de situation. Certains sont à l'abri d'un (petit) abus de pouvoir, d'autres en subissent immédiatement les conséquences.


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D

Hi Béné,
J'ai lu les commentaires...
Quand je suis entré ds la boite, nous tournions encore en 3/2.
La brigade, pour ce qui est du roulement comptait 10 titulaires. Existaient encore les PA (Policiers auxiliaires, Servive National , pas encore ADS (qui deviendront PA - pour GA sous peu / Police -
Gendarmerie).
En appliquant la règle des 30 pour cent, cela faisait 07 au taf. Un Brigadier (à l'ancienne, -les Majors n'existaient pas-) chef de Brigade, 01 Gardien chef de poste (02 au Ciat), 03 en PS et 02 en
PA (Patrouille AUTO). La PS prenait tout ce qui était relatif aux interventions "PS", et la PA (uto) assurait les missions de moindre danger, ou épaulait la PS ds les cités / différends, bagarre
etc... traitait les AVP en retard et autres.
Soit 01 PS + 01 PA par arrondissement...et une Brigade d'Ilotiers (je n'ai plus souvenir du nombre) / (point école, port de plis, contact Police - Population...) pour la tenue.
Ceci correspondait avec l'implantation des CIAT DE "Type II". (01 Ciat par arrondissement).. pour situer l'époque pas si lointaine, pas de passerelle Civil/Tenue....
Aujourd'hui, les PS sont à 02... et pas toujours 02 titulaires....pour x arrondissements (04 ou 05... en Province par secteurs pour ce qui est des grandes villes...).
En "campagne", je n'ose meme pas imaginer...
Quelques années plus tard, les Ciats fermés, rouvrent la journée pour les plaintes, et autres services de ce genre... mais ne proposent plus d'équipages.
Les Compagnies de CRS, qui au cours de leurs déplacements d'un mois (durée classique d'emploi hors résidence, revenaient avec "peut-etre" quelques TA épars et qqs rares mis à dispo.... / en unité
constituée, vous perdez votre qualité d'APJ (quid de la réserve MO et du Tarot d'"antan")...
Les Cie (s) aujourd'hui chiffrent à tout va. J'ai cru comprendre meme, que de leur activité dépendait leurs déplacements... IJAT, quand tu nous tiens...
Bref, c'est plein emploi (rendement) pour la Police.. RGPP, RGPP....
Les SIC, CIC... salles radio, ont vu leurs "compétences" s'étendre proportionnellement aux territoires à couvrir... avec obligations de répondre à chaque appel....
Pour etre complet (ou essayer de l'etre, meme si c'est pas tout à fait..., il y avait 01 patron de Permanence, et 01 Officier de permanence...
Aujourd'hui, les Off' du 1/4 se coupent en...4 (ça fait mal à la tete....)...
Par contre, Stats le lundi.... et le suivant, et l'autre lundi aussi.... et pas se gourer ds les cases...
et bien sur, le lundi d'après doit etre plus conséquent que celui d'avant....
.......


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A

Bonsoir,
Je pense que vos derniers paragraphes, si rien n'est fait, sont prophétiques en un sens.

Sinon, oui, je suis victime de la médiatisation des gardes à vue, car, depuis peu, je vadrouille sur des sites comme le vôtre pour chercher à comprendre comment cela se passe. Comprendre et peut
être prévenir dans mon environnement immédiat que cela ne se passe pas comme c'est décrit. Car alors, j'en suis sûr, on y perd tous.
Merci.


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N

A vous lire, j'attrape des envies de gerber!... Du vent, souffle!... Rien!.. rien que de la derme... Cueillette de sous bois... Elixir d'asile... Ponpon à cinq francs. Adieu les coulissons...


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N

Mais tinpu, qu'est-ce qu'on a a foutre de vos scooters.... Vous cassez les guoilles avec vos scooters... Allez vous faire foutre avec vos scooters....


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S

Bonjour Lambertine,

je ne pense pas que poursuivre de jeunes sur un scooter relève de l'incompétence, même lorsque ceux-ci n'ont pas de casques.

Lorsque la police vous le demande, vous êtes supposé vous arrêter et répondre aux instructions des agents (présenter ses papiers, être plus prudent, etc, en fonction des cas). Après, si vous fuyez,
prenez des risques, et vous plantez, c'est votre seule responsabilité. Qui plus est, vous avez en plus fait prendre des risques à d'autres dans votre course, dans la majorité des cas. Vous êtes
donc doublement responsable.

Ce n'est pas la première fois que la presse se comporte de façon révoltante sur ce genre de points, en suggérant une responsabilité de la police là ou la responsabilité est du côté des fuyards à
mon sens. Les ados grillés dans le transformateur EDF, c'était la même chose. Mais c'est pourtant simple (pour une fois) : lorsqu'un flic vous poursuit, ce n'est tout de même pas sa faute si vous
vous faites mal en choisissant de fuir. Un flic qui vous arrête peut vous embêter, peut-être fortement, mais ne vous tuera pas. Seule votre propre imprudence peut vous tuer.

Ou bien que faire ? Laisser courir, chaque fois, car le fuyard pourrait se faire mal ? Autant décider d'être le premier état sans police, la porte ainsi ouverte étant de taille suffisante pour en
arriver là.

Cette proposition est évidemment aberrante, non ? Pourtant, elle ne l'est pas plus que de rendre les flics responsables des conséquences des risques pris par ceux qui les fuient lorsqu'ils
devraient obtempérer.

Et ce malgré ce billet poussant plutôt à fuir.


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I
la police agresse c'est une bavure le peuple se défend c'est une agression cherchez ou est l'erreur