Polanski : immunité et acquittement artistiques

1 Octobre 2009


« Cessez de parler de viol, il n’y a pas viol dans cette histoire… [le journaliste : "mais elle a treize ans..."]… Vous avez vu les photos, elle fait vingt-cinq ans, donc il faut cesser de parler de viol. » (Costa-Gavras) (source Europe 1)

« A son arrivée, il l'abreuve de champagne et de drogues, prend des photos d'elle nue dans un bain, puis, malgré la résistance qu'elle lui oppose, réussit à la forcer à avoir une relation sexuelle. "Je disais : Non, non. Je ne veux pas aller (dans la chambre). Non, je ne veux pas faire ça. Non" (Samantha Geimer dans un entretien en 2003)

« Roman Polanski, un cinéaste de dimension internationale (…/…) De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné, alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est-à-dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable »
(Frédéric Mitterrand, ministre de la culture)

  Ce qu’il a fait le Polanski, ce n’est que du banal.
  Pas plus banal, croyez-le, que le viol d’une mineure sous alcool et stupéfiants.
  Qu’elles sont jolies ces lolitas, il faut dire… les fruits verts comme les appellent les grands auteurs-artistes-baiseurs consacrés. Et puis l’époque engendrait la tentation, rappelez-vous. Ces années-là, il était de bon ton de clamer qu’on disposait de son corps comme bon semblait. Il était tellement dicté qu’on s’oblige à disposer de son corps, que les femmes récemment pilulées ne savaient même plus dire – privées qu’elles étaient de l’argument de la peur d’enfanter ou d’avorter – qu’elles n’avaient simplement pas envie d’une baise à la mode. Et puis, foin des limites d’âge bêtement conventionnelles, le dictat était tel qu’il était d’aussi bon ton d’initier les enfants à disposer de leur corps en disposant du leur.
  Une certaine littérature des années 70 en témoigne abondamment.

  Donc, Polanski était alors un banal connard à la mode.
  Bien dans son temps, et particulièrement bien dans son milieu où, quand on peut sans effort tout s’offrir dans la catégorie légale et consentante, on se laisse aller aux sulfureux interdits, on se laisse aller tout court d’ailleurs, parce que quand on s’appelle Polanski, et qu’on n’est pas un pauvre lambda qui prend le risque d’un avocat commis d’office dix minutes avant la prononciation d’une peine lourde, là, on peut tout oser sans excès d’états d’âme. Il devait être un honneur d’avoir été tringlée par Polanski, non ? Sauf que… Sauf qu’il faut se figurer la scène… Baisée, torchée, droguée à treize ans par un homme de trente de plus. Même si le chef d’accusation de viol a été levé, parce qu’il suffit de plaider coupable, d’indemniser la victime, et que la justice américaine est ainsi faite, on a du mal à se dire - viol à part, donc - qu’il pouvait y avoir mesure et consentement. Les autres chefs d’accusation sont entre autres la sodomie et la "copulation orale". Rien que ça…
  Voilà pour les faits, donc reconnus par l’artiste, et payés à crédit par une sorte d’impitoyable préventive de quarante jours de prison.
  Et voilà un Polanski qui fuit la justice depuis trente ans parce que celle-ci n’en a pas exactement fini avec cette affaire. C’est le droit, dura lex sed lex.
  Parce que Polanski, tout génie du 7ème art qu’il est ou qu’on le dit être, est un pédophile. Il faut appeler les choses par leur nom, s’il ne l’était pas, une fille de treize ne l’aurait pas fait bander au point d’un passage à l’acte.
Et l’artiste s’est fait idiotement gauler sans s’y attendre, c’est ballot mais on ne peut pas tout prévoir.
  Alors finalement, ce qui me choque commence à partir de là. À partir de cet odieux traquenard tendu par les flics, ravis de capturer une racaille pipeule, et complices d’une ignoble justice sans complaisance avec un plaisant et talentueux vieillard vaguement amnésique, qui de toute évidence, même la très fraiche chair, ne baise plus que sous viagra.
  Je blague.
  Polanski peut rester en liberté, je m’en fiche, la justice en voit d’autres. Il peut finir ses jours en prison, et même vivre une belle et charnelle histoire d’amour plus ou moins consentie avec ses codétenus comme c’est la coutume, je m’en fiche autant.
  Ce qui me choque est cette cohorte de grands du milieu qui d’une seule voix, s’émeuvent sur le sort ô combien injuste et ignominieux de Polanski le martyr.
  Cet élan corporatiste, à qui le ministre de la culture de tous les Français - même les Français moyens bourricots plein de principes psychorigides- a ouvert grand les portes d’une indécente protestation.
  Ces soi-disant artistes qui ne sont finalement qu’une caste friquée et décadente, à trouver invraisemblable que le droit puisse s’appliquer au sieur Polanski. Et qui le disant, l’affirmant sans honte et sans retenue, ne démontrent que leur croyance en une justice de classes, et ramènent le concept du droit au moyen-âge, quand la sanction du crime de viol respectait une géométrie variable selon le statut social de l’auteur et celui de la victime.
  Artistes dénués de toute intelligence et tout recul dès qu’il s’agit de défendre cet homme, qu’ils réfugient sans scrupule derrière le souvenir de la déportation, du ghetto et de la shoah comme une énième circonstance atténuante, au motif de laquelle il deviendrait intouchable. Sans parler de l’âge de cet exemplaire père de famille. Si l’âge exonère, faut-il s'attendre à une mobilisation émue pour condamner la traque de génocidaires séniles ?

  Voilà donc la voix dissidente de l’Art.
  Des artistes qui ne sont plus la voix d’aucun génie quand il s’agit de l’ouvrir et de convoquer la presse, mais juste la voix d’eux-mêmes, de leur caste.
  Minables soi-disant artistes qui ne savent plus démontrer la salvatrice subversion de l’Art qu’à travers ce genre de soutien aveugle et sans vergogne, ou parfois plus modérément, parler au nom de gens – étrangers expulsés, handicapés de toutes sortes, enfance maltraitée, etc – dont ils n’ont strictement rien à foutre à part en faire les supports promotionnels de leurs hypocrites prises de position sans conséquences, et sans autre engagement que le prêt de leur image soigneusement botoxée.
  Il faut les voir, les entendre, se succéder tour à tour sur les plateaux des médias compatissants, expliquer comment fonctionne le Droit, plaider l’oubli unilatéral et l’excuse gériatrique, dispenser des circonstances atténuantes, tous autant qu’ils sont, d’un coup, spécialistes du droit international, et du droit de France et de Navarre.
  Il faut l’entendre pour le croire, quand cette fille de treize ans, à la grâce d’un écœurant glissement sémantique, devient une "jeune femme" qui n’était déjà plus vierge, la bougresse, au moment des faits, ce qui aurait pu lever les dernières hypothétiques réticences de Polanski.
  Il faut la lire cette consternante pétition qui de jour en jour s’allonge, évoquant la neutralité de la Suisse sans le moindre début de commencement d’idée de ce que recouvre ce mot, qui suppose une immunité des artistes dès lors que le territoire est un tapis rouge, et enfin qui ose voir en l’arrestation de Polanski une forme d’atteinte à la liberté d’expression.
  Faut-il manquer de pudeur et de sens commun pour se risquer à apposer sa signature sous ce qui ne suggère qu’un catalogue de privilèges reconnus aux notoriétés des génériques.
  Mais cela semble tellement chic de soutenir Polanski, de s’outrager dès qu’on rappelle la nature des faits passés, c’est tellement simple de ne voir en lui qu’un artiste maudit en proie à la scandaleuse justice des hommes quand on joue de solidarité entre demi-dieux.
  C’est tellement excitant d’un point de vue créatif de transformer le crime, un des pires qui soit, en épisode romantique de la vie d’un homme, avec une très esthétique caution culturelle d’impunité.

  L’Art fait pourtant passer toutes les idées et subversions imaginables.
  Dérangeantes, émouvantes, magnifiques, dégueulasses, exaspérantes, choquantes, qu’importe.
  On a aimé Mort à Venise, Lolita, Lemon Incest, Petite, et j’en passe.

  Mais quand un sordide reality-show ne trouve comme public que la grande famille du show-biz, unie dans un même mépris du droit et des sans-noms, on peut se dire que l’Art a de bien sinistres ambassadeurs.

  Parce qu’un artiste hors de l’Art convoqué dans une brigade des mineurs, c’est quand même pas très glamour.
 

Liens :

à voir :

 

Bénédicte Desforges

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S

Merci pour cet excellent article.
J'ai lu tous les commentaires, si, si!
Et je voulais ajouter ma pierre à l'édifice.
L'argument qui revient le plus souvent pour attaquer cet article est l'utilisation du terme pédophile.

Alors la pédophilie est un terme psychiatrique issu d'une classification nosographique. Il s'agit d'une perversion. C'est effectivement l'attirance pour des enfants prépubères (et uniquement
prépubères).
En cela que ce qui caractérise le pédophile est que l'objet de son attirance est un être dont le genre sexuel est encore indéterminé (en ce sens que les caractères sexuels ne sont pas apparents).
C'est à dire que c'est une perversion qui "nie" la différence des sexes. C'est parce que l'enfant prépubère n'est ni tout à fait une femme, ni tout à fait un homme qu'il attire le pédophile.
L'enfant est un individu encore asexué et c'est cet aspect qui est le point de définition de la pédophilie en psychiatrie.
Il s'agit d'une perversion qui est considéré comme une maladie mentale.
La pédophilie est une forme particulière de la perversion.


Cependant, ce qui caractérise plus généralement le pervers (et là je vais parler de la perversion dans son sens général et pas de la sous catégorie qu'est la pédophilie) c'est que l'autre est vécu
comme un objet, et non pas comme un sujet.
Le pervers "chosifie" sa victime, il la fait passer du statut de sujet à celui d'un vulgaire objet, outil nécessaire à la satisfaction de son plaisir. Il l'utilise pour la satisfaction de son désir
sans considération pour la souffrance qui peut en résulter. Et même, le pervers tire son plaisir de la prise de pouvoir sur sa victime, et de cette désubjectivation de l'autre. L'autre est nié dans
son être.

D'un point de vue strictement psychiatrique Mr Polanski n'est pas un pédophile, cependant il est bel et bien un pervers. Il est donc inutile d'ergoter sur l'utilisation du mot pédophile comme si le
fait que ce vocable ne s'applique pas à Mr Polanski fasse de lui une personne normale d'un point de vue psychiatrique, ce n'est pas le cas. La structure de personnalité de ce monsieur (compte tenu
des faits qui lui sont reprochés) le classe d'un point de vue nosographique dans les structures pathologiques.
En d'autres termes, bien qu'il ne soit pas un pédophile, il n'en reste pas moins qu'il est un pervers et donc un malade mental.

La justice et la psychiatrie sont deux domaines séparés.
Les faits qu'il a commis, sont punis par la loi. Le viol est considéré comme un crime, aggravé s'il est perpétré sur un mineur. Le débat ne se situe donc pas sur le terrain psychiatrique.

Mon avis personnel sur la question est que la maturité psychique et physique sont deux choses distinctes. Ainsi, bien que les jeunes filles de 13 puissent être physiquement mature d'un point de vue
strictement sexuel ne signifie pas selon moi qu'elles soient des femmes ( ce sont psychiquement encore des enfants) en mesure d'être sexuellement actives.
Car la sexualité a des enjeux qui dépassent de loin le corporel, ce que tout le monde conçoit puisque chacun comprend que dans un viol le traumatisme ne réside pas uniquement dans l'atteinte
physique du corps. La victime d'un viol est dépossédé d'elle même et c'est un meurtre psychique.
Je trouve absolument scandaleux que l'on puisse trouvé des excuses à un tel acte.

Je suis entièrement d'accord avec cet article.
J'irai même plus loin qu'une solidarité de caste, je trouve que c'est une solidarité de classe d'une part, et de genre d'autre part.

Que l'on puisse dire qu'elle n'était plus vierge comme si il s'agissait d'une excuse au viol m'est insupportable.

C'était très long je m'en excuse :)


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T

Ça a déjà été dit, mais il me semble que le terme de "pédophile" n'est pas approprié pour qualifier un viol sur une gamine de 13 ans: les pédophiles sont attirés par les enfants, pas par les
adolescents.

Cela n'enlève rien au fait qu'il s'agit d'un viol sur mineur.


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M

Un peu perplexe par votre texte, que je lis longtemps après les faits.
Peut être à votre corps défendant, certains de vos propos ont clairement une tonalité d'extrême droite, notamment ce que vous dites sur les artistes, sur la décadence morale, etc. Je vous encourage
à faire plus attention.
Vos interrogations sont légitimes, mais n'oubliez pas que cette histoire n'est qu'un fait divers idiot, monté en épingle pour protéger Polanski.
Vous ne devriez pas gaspiller votre intelligence à ressasser des histoires qui sentent le moisi de bout en bout. D'autant que le point de vue que vous partagez n'est ni original ni particulièrement
lucide.
Vous êtes même parfois complètement dans le cirage, notamment quand vous parlez de pédophilie.
J'ai adoré votre texte sur la grosse femme.
Bien à vous,
Pierre.


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L

Vous préférez donc les grosses dames aux petites filles !
C'est chouette !



T

@fils du père fouettard

"chez Poulaga" : Mais non Balthazar, je suis entré là par hasard ;-)

"une photo de toi en rousse" : Quoi ??!! La fille du père Noël serait une crypto rouquine d'ultra capilosité tapie dans l'ombre ? C'est une accusation gravissime qu'il faut étayer : un lien vers
une photo hébergée sur Flickr s'impose. Si si :-D

"balance ascendant balance" : Misère ! L'héritier du Chevalier du Guet n'était qu'un Cousin.


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S

@Monsieur de Bergerac :
Me voilà désappointé ! Je croyais que le délit de faciès, le délit capillaire, était une exclusivité de mon institution... Faites attention Ti Cyrano, vous allez finir par exercer votre ti panache
chez Poulaga si vous continuez :D

@ Bénédicte :
Ne te marre pas trop, j'ai une photo de toi en rousse ! Alors c'est vrai que c'est moche la poukave mais je ne suis pas balance ascendant balance pour rien :D


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L

Jamais rouquin n'a été aussi fourbe que toi !


T

@Vénitien de cheveux et de prénom

"je voudrais bien faire de mon mieux"

Non non c'est trop tard, quelque chose est cassé, rien ne pourra plus être comme avant. Je garderai quand même l'image du monstre bleu et roux si utile à l'ingurgitation complète de la soupe par
les chtis nenfants terrorisés à l'idée que le méchant Salvatore puisse venir les prendre :-D


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L

Toi, tu reviens quand tu veux !



S

@Ti Cyrano :
Je suis vraiment désolé, je voudrais bien faire de mon mieux pour être le monstre roux et bleu décrit par Bénédicte mais malheureusement, je suis blond vénitien. Je sais... Encore une ambiguïté
dérangeante :D

Mais pour vous rassurer, je suis habilité taser et flashball... On dira que je vise les yeux pour faire plaisir à tout le monde :D

Sinon merci de voir ma sensibilité poulaguienne, je suis touché. Mais sachez que c'est une caractéristique intrinsèque du condé. Nous sommes recrutés entre autres sur notre sens aiguë du contact.
Nous avons tellement le sens du contact que nous le ressentons jusqu'au bout de nos phalanges et parfois dans les tibias, c'est dire :D

Salvatore, Roux is beautiful


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S

@Kars :
Vous avez décidément du mal à comprendre...
La Justice n'a pas à faire son travail dans la sérénité puisqu'elle l'a fait il y a maintenant plusieurs décennies, juste avant la fuite du "présumé fugitif" pour se soustraire à sa peine.
Donc ici, nous parlons bien d'un coupable et non d'un présumé innocent.
Le seul travail de la Justice suisse consiste à savoir si le cas de Polanski entre dans le cadre très précis et complexe de l'extradition conformément aux accords entre la Suisse et les USA.

Donc la Justice a été faite et ça rend vos propos d'autant plus absurdes et surtout abjectes.
Abjectes parce que vous appelez diffamateurs ceux qui voient en lui un violeur... Alors que la diffamation voudrait dire que ceux qui défendent cette thèse n'y croient pas un seul instant. Or je
pense qu'il l'a violée et j'en suis pleinement convaincu. Au pire on pourrait partir sur une violation de la présomption d'innocence et encore, je ne suis pas certain. Il faudrait l'avis d'un vrai
juriste (pas vous donc).
Et abjectes parce que vous vous empressez de qualifier les accusations de viol de diffamatoires alors que vous, vous dites que la mère est une macrelle et sa fille une simulatrice... Et ce, après
un jugement d'une justice indépendante dans un Etat de Droit depuis plus de 2 siècles.

Vous me faites penser à tous ces anciens staliniens français qui refusaient de croire les victimes du régime soviétique réfugiés en France. Ce n'est même plus du déni à ce niveau là, c'est
carrément de l'aveuglement sectaire... A moins que vous fassiez un transfert avec Polanski, ce qui expliquerait votre acharnement.

@Clafoutis :
J'adore les interventions des internautes comme vous. Toujours en dehors de la plaque mais tellement heureux de cracher sa haine du flic. Alors on se lâche : hors sujet, sophismes et amalgames
dignes des amalgames racistes... Et puis une petite goutte du grand complot de la police intouchable pour le croustillant.

Sauf que cette exemple, aussi tragique soit-il, tombe à côté de la plaque.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que la peine prononcée contre ce flic est, quoiqu'on en pense, une peine "normale", classique pour ce genre d'affaire, que vous soyez flic ou non.

J'ai de nombreux exemples en tête d'affaires d'accidents de voie publique avec des homicides involontaires à la clef où les mis en cause n'avaient que du sursis ou des peines que l'on qualifiera de
légères.
Pour exemple, j'ai interpellé un individu sans permis de conduire, défoncé au stup' qui roulait sur une voie de bus à plus de 120km/h en ville qui a percuté un véhicule venant de sa droite. Il a
pulvérisé ce véhicule et a fini dans un bus RATP un peu plus loin. Lui ? Rien ! Le véhicule percuté était conduit par une femme enceinte. Elle a perdu son enfant et elle ne marche plus, il a blessé
également des personnes qui étaient dans le bus.
Sa peine ? 5 ans avec sursis, 6 mois ferme... Donc 4 mois effectifs. Et il était en récidive de défaut de permis de conduire.
Des exemples comme cela, j'en ai des dizaines.

Donc que ça vous choque, je peux le comprendre aisément. Mais le flic n'est au dessus des lois, certes. Mais pourquoi serait-il en dessous des autres citoyens ?

Je sais que cette réponse ne vous convaincra pas. Votre haine du flic digne de la bonne pensée Balto-PMUsienne vous aveugle. Mais que quelques vérités soient dites puisque vous en êtes incapable.


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T

"(sinon, le sensible Salvatore est gardien de la paix, donc méchant et en bleu. Et en plus il est roux.)"

Vivi depuis le temps que je lis ses posts sur ce blog j'avais bien compris tout en le déplorant. Mais passé le premier mouvement de recul, ça me fait plaisir qu'il soit roux, comme ça il y a
quelque chose de concret et de rationnel à lui reprocher :-)

C'est comme dans la chanson de Brassens,
Quand on crie A bas la calotte
A s'en faire péter la glotte,
La sienne n'est jamais visée

:-)


Répondre
P

M. Clafoutage,

Ne pas confondre fait accidentel et fait intentionnel...
Facile non?
Il "semblerait" que d'autres faits de même nature fassent l'objet d'une enquête... Il peut donc s'agir d'un malade récidiviste!..

Je ne vois pas le rapport, avec un problème de la route. Par "pure chance" et avec ma prudence toute relative, je n'ai heureusement jamais enlevé la vie à un être humain sur la route (je touche
cependant du bois)... Sauf un chat, un oiseau et une multitude innombrable d'insectes. Il ne faut pas confondre autour avec alentour.

Nocif


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T

Bonjour Bénédicte,

Enquiquinant ce blog et ces flics qui y commentent avec sensibilité et ouverture d'esprit ... Pas facile après de rester recuit dans des schémas bien pratiques où les méchants sont facilement
identifiables tout de bleu vêtus :-)

Quoique ça ait l'air assez facile pour les deux guignols qui n'ont aucun problème à tordre les faits pour les faire correspondre à leur postulat de départ. Amalgamer pretium doloris et
prostitution, et après ça vient se réclamer d'Eolas :-)) Et ça se pose un peu là pardon, "c'est inacceptable" que ça couine, et que je t'enjoins ceci ou cela, la statue du Commandeur est pas
fière
à coté.

Je crois que tout a été résumé dans le post plein de sensibilité de Salvatore, et si nos deux hurluberlus ont besoin de s'opposer à tout prix pour exister, ce n'est jamais que leur problème.
Ils
sont à oublier aussitôt après les avoir lus d'un derrière distrait.


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L

Bah... c'est du petit gibier internaute contradicteur de vocation. Et qui finit par s'emmeler les pinceaux à force de prendre l'inverse du contre-pied :P

(sinon, le sensible Salvatore est gardien de la paix, donc méchant et en bleu. Et en plus il est roux.)


P

Ce qui me fait rire (par ricochet) dans cette histoire c'est d'entendre tous nos chers ministre prendre la défense de Frédéric Miterrand (qui a perdu une belle occasion de fermer sa ... de se
taire). J'imagine sans aucune peine ce qu'ils auraient dit s'il n'était un protégé du prince...


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C

@ Bénédicte

Suite à mon commentaire n°74, et constatant que vous ne réagissez pas, ja vais vous aider :
http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/10/25/Explication-de-peine#comments
Ma foi, je comprends et n'ai pas grand chose à ajouter.
J'espère qu'il en sera de même pour les as du volant en uniforme : à 14 ans, il est regrettable d'être contrainte à des relations sexuelles non voulues - mais qui ne semblent pas avoir traumatisé
outre mesure la victime (tant mieux) - mais il est encore plus regrettable d'être tué par un cow-boy en uniforme qui se la joue "Transporteur 4" malgré la formation professionnelle qu'il vient de
recevoir.


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L

Bon.
Primo, vous n'êtes personne pour me faire des injonctions, me presser à vous répondre ou quoique ce soit au mode impératif, pigé ?
Deuxio, l'article d'Eolas rappelle très justement ce qu'est la notion d'accident, et puisqu'il est juriste, et pas vous, qu'il est compétent, et pas vous, qu'il est intelligent et mesuré,
et pas vous, il se garde bien de faire de l'amalgame et des procès d'intention, ce dont vous ne vous privez pas.
Maintenant, vous serez bien gentil d'aller épanouir les élucubrations vaseuses et inintéressantes du pseudo ridicule qui vous sert d'identité ailleurs que sur ce blog.


K

nous n'avons pas le droit d'influencer le cours de la justice dans un sens ou l'autre. le discours que tiennent les détracteurs de RP ici est démagogue, sachant qu'ils ne tiennent pas à savoir ce
qui s'est réellement passé, mais prennent position d'emblée en s'appuyant sur un sentiment de frustration, et surtout de jalousie vis-à-vis d'une soit-disant "caste" accusée de se croire au dessus
des lois.
cependant, quand je dis que c'est à la justice de faire son travail, je ne prétends pas tenir la justice américaine et ses pratiques d'arrangements pragmatiques en haute estime. mais il est encore
moins de notre ressort de désigner le coupable en nous fiant à un vieux réflexe de révolte contre un supposé système inégalitaire.
D'autre part, l'attitude de la fille et de sa mère est plus que louche, et même abjecte, sachant qu'elles ont choisi de se vendre en acceptant à l'origine un "dédommagement" financier. c'est de la
prostitution et du proxénétisme de famille à rebours, tout simplement. L'acteur n'a pas eu la "délicatesse" de payer ? eh bien, il le fera par l'intermédiaire de cette belle justice américaine.
sinon, on le lui fera regretter en le mettant en prison pour défaut de paiement ! c'est ça ?!! pas étonnant aux US, ce magnifique pays où tout, vraiment tout, ce monnaie et s'achète, y compris la
justice, au nom d'arrangements à l'amiable sous prétexte d'accélérer les procédures et d'éviter que les procès s'accumulent dans les tribunaux.
Je le répète: c'est la parole de la fille contre celle de l'acteur. personne ne sait ce qui s'est réellement passé, et par conséquent prendre position dans cette affaire pour l'une ou l'autre
partie sans preuves est inacceptable. Que RP ait accepté à l'origine de "payer" n'est pas une preuve de sa culpabilité. Il aurait pu tout simplement céder au chantage pour éviter de s'embarquer
dans un procès qui aurait à coup sûr porté préjudice à son image et donc sa carrière quelle qu'en aurait été l'issue. dans le meilleur des cas, il s'en serait tiré avec une condamnation pour
relations sexuelles prohibées avec mineur selon les lois de l'état. Qu'il ait donc accepté de payer au début suppose qu'il souhaitait éviter cette issue, et non qu'il avait effectivement violé la
jeune fille. Alors, l'accuser de viol, c'est tout simplement de la diffamation. Prétexter qu'elle était sous influence de drogues et d'alcool pour justifier l'absence de traces de violence est trop
facile et mesquin :(
Maintenant, je tiens quand même à rappeler encore une fois que vous faites un amalgame dangereux en qualifiant l'acte dont RP est incriminé de pédophilie ! Un acte sexuel entre un adulte et une
jeune fille de 13 n'entre pas dans la définition du mot "pédophilie" !! Ce terme concerne les enfants PREPUBERES !!! Merci d'éviter cet amalgame, autrement, on ne pourrait s'empêcher de douter de
votre bonne foi!
Oui, l'acte sexuel entre un adulte et une mineur de 13 ans est répréhensible, je ne dis pas le contraire, mais tout dépend du contexte. Et des fois c'est limite limite pour un homme de savoir à qui
il a affaire...
une adolescente de moins de 15 ans donnant l'impression d'être une fille assez mûre sexuellement dans les 16/17, tout le monde en croise tous les jours. et nombre de ces filles soit disant
innocentes font tout pour attirer des hommes mûrs, et sont parfaitement conscientes de ce qu'elles sont en train de faire, elles savent très bien ce que c'est que la sexualité. Attention ! je ne
généralise pas pour autant, mais c'est un fait. Tout le monde le sait. Elles ne deviennent pas mûrs tout d'un coup le jour de leurs 18 ans parce que la loi l'a décidé lol c'est ridicule !!
ça n'excuse pas les hommes qui les séduisent ou succombent à leur charmes tout en connaissant leur âge réel bien évidemment. Mais sont ils toujours au courant ?
Quand à se poser la question de considérer une jeune femme de 15/17 ans par exemple, et ayant déjà une vie sexuelle avec des types d'à peu près son âge, la qualifier de mineur ( du moins
sexuellement parlant ), je pense que c'est une question de culture et d'individus, à traiter au cas par cas. Pas question de généraliser au nom de la loi !
Enfin, j'aimerai bien vous entendre vous offusquer autant quand des relations du même ordre sont portées au grand écran, dans des films tels que "lolita", "L'amant"...etc
Curieusement, les discours moralisateurs se font moins entendre dès qu'il s'agit d'oeuvres d'art. Vous avez peur de paraître réac ? ;)


Répondre
C

"On pense aussi à ce jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Marseille qui condamne à un peine d’un an d’emprisonnement avec sursis le policier stagiaire qui, roulant à 73 kilomètres
heures dans Marseille dans une zone limitée à 50 et sans justification de service, a tué un adolescent de 14 ans traversant la chaussée dans les clous en tenant son vélo. Les commentaires que
j’entendais hier sur RTL étaient au vitriol. Ils ne peuvent pas être négligés quand ils s’interrogeaient sur l’impact possible de cette décision qualifiée de surprenante et d’injuste sur les jeunes
des quartiers Nord de Marseille. A faits équivalents qu’aurait décidé la justice si le conducteur avait été un simple quidam ou un jeunot issu de ces mêmes quartiers Nord de Marseille ? Comment
admettre que le brigadier assis dans le véhicule de police à côté de ce stagiaire avec pourvoir hiérarchique sur lui, ait été relaxé ? Il faudra lire attentivement les attendus du jugement pour se
prononcer, mais l’interrogation affleure. Comment se fait-il que ce policier stagiaire ait été depuis intégré dans la police ? " (Blog Droit des enfants n°343).

" ... et je suis en effet pour une Justice égalitaire et stricte." (ici même, par vous-même).

Nul doute que vous allez monter au créneau.


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S

@Kars et à tous les défenseurs en déni de réalité :

Arrêtez de dire "Laissez la justice faire son travail". La Justice US a déjà fait son travail puisque le jugement a été rendu. D'ailleurs Polanski a plaidé coupable pour "relation sexuelle illégale
avec mineur" après s'en être tiré pour "viol sur mineur" en promettant une forte indemnité à la famille de la victime... Somme que la famille attend toujours mais qui ne réclame pas parce que
Polanski et ses amis ont lancé à l'époque une campagne de calomnies honteuse sur la mère. Voilà en partie pourquoi la famille de la victime veut oublier cette affaire.

Donc la justice a été faite mais Polanski a fui le pays en fugitif voulant se soustraire à son sort.
Donc par pitié, arrêtez de sortir ce discours sur la présomption d'innocence alors qu'on parle ici d'un coupable, jugé par un Etat démocratique qui n'a rien envié à notre Justice, surtout quand on
est un fortuné réalisateur pouvant se payer de bons avocats.

Et par pitié, arrêtez d'en faire une victime de l'amour libre !

Je suis particulièrement choqué par cette France que certains qualifieraient de bobo qui veut absolument donner un élan romanesque au sordide quand il est de la main (entre autre) d'un artiste.
Une dispute conjugale où les amants camés et bourrés se défoncent la gueule jusqu'à ce que mort s'en suive, quand c'est dans une banlieue grisâtre c'est un fait divers de cas sociaux. Quand c'est
le chanteur d'un groupe de rock et une actrice, c'est du romantisme noir.
Un quadra sur le retour défonçant aux stups une ado au réveil de sa féminité pour la sauter en abusant de son innocence (13 ans !! on ne parle pas d'ados de 16 ou 17 ans), ça se passerait dans une
boîte au fin fond de la Province, tout le monde crierait au pathétique et au viol !
Si le quadra est un réalisateur célèbre aux States, c'est l'amour libre et pur d'un Pygmallion et de cette femme qu'il va révéler de ses mains expertes.

Franchement, un tel déni de la réalité est tout à fait effrayant ! Comment peut-on tenir de tels sophismes pour excuser l'inexcusable !
Qu'importe que ce soit de la pédophilie ou pas. Personnellement, je ne pense pas que Polanski en soit un. Mais cela rend-il la chose plus excusable ?!
Mais merde ! Il a violé une gamine de 13 ans en la défonçant aux stups pour arriver à ses fins... C'est criminel et c'est sordide !
Alors donner ne serait-ce qu'une once de crédit aux propos de Polanski sur cette affaire, en faire une victime alors que c'est le bourreau, c'est odieux et c'est pathétique !!


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J

Bonjour et d'accord avec toi,

C'est d'autant plus ridicule d'essayer de trouver certaines circonstances atténuantes à ce type, que les nombreux défenseurs n'argumentent que sur le fait que Polanski est un être merveilleux, un
artiste extraordinaire et un mari sublime.

Et c'est ça le fond du problème.

Ni toi, ni moi, ni personne n'avons "jugé" Polanski sur le fond de l'affaire qui doit impérativement l'être dans les lieux légaux et conçus pour ça : des tribunaux.

La grosse arnaque c'est de tenter de faire pression sur l'opinion en s'émerveillant sur Polanski, sa vie, son oeuvre et pas sur le fond.

Ainsi, si le postulat de la jeune fille qui aurait trompé son monde se trouve vérifié - bien, qu'à priori, ça va pas être simple aux vues de l'enquête de l'époque - et bien il suffisait que
Polanski fasse ce que tout citoyen est obligé de faire devant la justice de son pays : se présenter à son procès.

Si l'une ou l'un d'entre les lecteurs de ce blog se trouve confronté à une suspicion identique ; y'a peu de chance qu'il puisse se barrer pendant trente ans.

Même justice pour toutes et tous, même possibilité de se défendre, c'est ça la démocratie...

Le reste n'est que douce sodomie de coléoptère.


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K

Justement, quand on n'a rien à dire...


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L

À vous, non, je n'ai pas grand chose à dire.
Les arguments de votre précédent commentaire sont tellement... irrecevables.
Si vous ne faites pas la différence entre les rapports sexuels entre ados, et 30 ans d'écart d'âge, si vous partez du postulat que la fille mentait (dans l'affaire Polanski) et si vous pensez que
le fait d'avoir trois poils pubiens légitimise le sexe entre un adulte et une ado, je renonce à débattre parce que là, ça m'emmerde.
Tiens, c'est pour votre info :
Atteintes aux mineurs - pédopornographie


N

Commentaire décalé.
Aucune possibilité de mettre un commentaire sur "la grosse dame". C'est peut être volontaire. Mais comme j'ai très envie de dire ce qui va suivre, je le mets ici. Désolé.

A force d'histoires comme celle là, tu vas réussir à me faire aimer les flics ordinaires. Qu'importe qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu de ce que tu écris, ce que je lis ici me touche
presque à chaque fois. Il y a bien des films qui nous font aimer le héros même quand c'est un vilain. Alors pourquoi pas un flic ordinaire? C'est pour ça que je reviens régulièrement parceque je
suis touché.
Merci

NoNo

PS : pardon pour le tutoiement, mais ça fait longtemps que je viens par ici, ça me ferait bizarre de dire vous.


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L

Merci NoNo !
:)


A

Faut voir, quand même.
On juge aujourd'hui, à la lumière de lois d'aujourd'hui, des faits qui étaient rarement réprimés à l'époque.
Faut se souvenir que, dans ces années-là, violer sa femme, c'était un droit. Faut se souvenir que, dans ces années-là, les jeunes filles violées l'avaient bien cherché, les salopes.

Si je fouille un peu dans mon Carnet de Bal de ces années-là, j'ai une demi-douzaine de mecs à envoyer en prison aujourd'hui, passibles des lois d'aujourd'hui.


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