FLICS - série télé TF1

5 Octobre 2008

  La semaine dernière, j’étais invitée à une avant-première.
  J’aime beaucoup être invitée aux avant-premières.
  Si un réalisateur passe par là, il peut consulter mes p’tites chroniques ciné-télé-polar, et m’envoyer un p’tit mail pour m’inviter, c’est toujours un plaisir.

  Avant le générique, il y avait un petit aréopage très select de blogueurs dits "influents". (Toujours les mêmes, ils doivent payer en fait, ou être livrés en kit avec le champagne). Alors j’ai sauté sur l'un d'entre eux et je l’ai tapé pour le mettre dans l’ambiance. Et puis j’ai eu une discussion à l’eau de rose avec Fred de Mai qui n’a pas toujours eu toute sa tête, surtout quand il me chiait dans les bottes pour avoir écrit et publié un recueil de chroniques de  flics à l'eau de rose, mais comme il l’a très courtoisement admis, et qu’on a fait connaissance avec plein de pipeules du chobiz, maintenant avec Fred on est super copines.
  Bref, on a des blogs lus par des milliards de gens à travers l’univers, il est normal que les sociétés de production fassent appel à nous, et que nos avis vous soient imposés avant tout autre. Faut pas déconner. Et puis pour l’image du blog, les comptes-rendus d’avant-premières, c’est toujours mieux que la pub, vous savez, ces fameux billets sponsorisés écrits avec les pieds pour le plus grand discrédit des marques (vous fâchez pas les modasses, cinquante euros, c’est cinquante euros, le trip julot casse-croûte, on peut comprendre…)

  J’ai donc assisté à l’avant-première de Flics. C’est une série policière conçue pour TF1 à partir d’un scénario d’Olivier Marchal.
  Précision utile, et pour la petite histoire : il parait qu’Olivier Marchal a très vite quitté le projet de cette série, estimant que son idée avait été trahie. Il aurait filé à la chaîne un scénar bien noir où il pleut beaucoup, bien marchalien et dramatique, où à la fin tout le monde est flingué avant de mourir d'une cirrhose, mais pour que la chose plaise aux ménagères de moins de cinquante ans, le document serait passé entre les pattes d’un scénariste de Joséphine Ange Gardien. Et puis finalement, ça lui plait plutôt à Olivier... Alors que moi je croyais qu’il n’était pas content, et qu’il avait boudé l’avant-première pour pas qu’on lui jette des strapontins à la figure. Mais il y avait Catherine, normal, elle est commissaire au moins divisionnaire, pendant quatre fois 52 minutes. Alors elle est venue avec les autres comédiens. Ah oui, Catherine, Catherine Marchal hein, mais je dis Catherine parce que c’est ma copine d’abord puisqu'on se tutoie, même que la semaine prochaine on déjeune avec Jean-Paul Belmondo. Et vous seriez bien naïfs de ne pas le croire.

  Le sujet de la série est sensiblement le même que celui du long métrage 36 Quai Des Orfèvres (Olivier Marchal 2004). Deux flics, frères ennemis, passé fumeux, des morts, des fantômes, des femmes de leur vie très certainement mais on n’a vu que deux épisodes sur quatre, l’un à la tête de la Brigade de Répression du Banditisme, l’autre à la Brigade Criminelle, se tirent la bourre, se tirent dans les pattes, et se tireraient bien les deux petites stagiaires OPJ fraichement sorties d’école qu’on leur a malicieusement affectées dans leurs services. Une blonde et une brune qu’on dirait qu’elles viennent d’obtenir le brevet, tellement qu’elles ont des têtes à couettes à jouer dans Hélène Et Les Garçons. Bref.
  Il y a Frédéric Diefenthal en chef de la BRB qui s’est déguisé en Capitaine Haddock, avec une barbe et un bonnet marin pour passer inaperçu en filature, caricatural à un point que le cliché en est attendrissant. À un moment quand même, il humilie une bimbo rousse, officier de l’IGS, c’est marrant comme tout. Il dit ce qu’on a toujours voulu dire à l’IGS mais dans les films on ne passe pas en conseil de discipline pour si peu, c’est cool. Du coup, après la projection, je suis allée le féliciter pour son rôle dans Taxi que j’avais beaucoup aimé.
  Et puis il y a une scène dans un bistro où un OPJ roule une pelle à une stagiaire pour faire diversion. On pourrait croire que c'est ce qui m’est arrivé, et que je raconte à la page 189 de Flic, Chroniques De La Police Ordinaire, mais si la scène ressemble beaucoup, il faut reconnaître que ce n’est pas du tout le même texte.
  Moi je dis : « T’étais pas obligé de mettre ta langue ! »
  Et pour TF1 : « Maieuuuuu ! T’étais pas obligé de mettre ta langue ! »
  On ne va pas en faire un plat, hein, c’est la rançon de mon succès interplanétaire, déjà éprouvée dans le navet dont j’avais parlé, où une scène montrait des flics dansant en uniforme dans un bar arabe, et dans une autre, un flic en garde statique tirant sur un spif. Mais tout ça doit être tellement banal, n’est-ce pas, qu’il fallait bien que je m’attende à des coïncidences. Ça ira pour cette fois, mais pour l’avenir, je signale aux scénaristes à l’imagination anémiée que mon avocat est d’une cruauté inouïe quand il est démuselé. Coup de chance, contexte procédurier, il se trouve qu’il a assez mangé cette année, et que je le mets à la diète. Quoique...

  Pour pas que vous soyez venus pour rien, je m’en vais vous conter quelques trucs rigolos.
  J’ai adoré l’autopsie. Le cadavre est un type qui a été cramé lors de l’explosion de sa voiture. Mort carbonisé, quoi. Le voilà donc tout grillé allongé sur l’aluminium. La stagiaire blonde quitte la pièce avec les dents du fond qui baignent dedans, c’est juste une image du métier qui rentre, et de la fin de son innocence. Le médecin légiste s’affaire sur le corps, et d'une seule voix, les OPJ lui demandent :
  « Alors ? Alors ??
  - Il est brulé au troisième degré sur tout le corps.
(standing ovation pour le légiste, s’il vous plait)
  - Avez-vous trouvé quelque chose ?
  - Oui, un passeport albanais. »
  Et là, je me penche vers mon flic de voisin, et je lui demande si pour trouver un passeport ignifugé lors d’une autopsie, ça pourrait signifier que le type l’ait mangé. Mais pour qu’il mange un passeport suspect, ça voudrait dire qu’il savait que sa bagnole était plastiquée, ce dont il ne pouvait se douter puisque ça se passe à Paris et pas en Corse. Et s’il s’en était douté, il aurait pris le métro. Et donc, ça complique prodigieusement l’enquête, d’où l’intérêt de trouver un passeport au cours de l’autopsie pour simplifier la compréhension de l’intrigue. (Vous me suivez ?)
  J’ai aussi beaucoup aimé l’intervention, solitaire et hors service, d’un flic de la Crim allant contrôler une voiture aux vitres fumées stationnée dans la nuit, dont on sait que ses occupants viennent de faire un carnage. Lui : « toc ! toc ! Youhou ! Y’a quelqu’un ? » Et paf, il se fait fumer, c’est ballot mais quel con toud’même, jamais, jamaiiis on fait des choses comme ça.
  Et le meilleur pour la fin. Quelques jours après son affectation la jeune stagiaire blonde se fait draguer par son chef. Il l’emmène sur les quais de la Seine, c’est super romantique, il regarde le ciel étoilé, marque un temps de silence, et d’une voix grave et profonde, il lui dit : « Tu vois les étoiles là-haut. Et bien il parait que quand quelqu’un meurt, une étoile de plus s’allume dans le ciel. »
  Et oui.
  Pour avoir osé dire un truc pareil, et si le personnage de la fille avait été crédible, ou titulaire de son grade dans la fonction publique, elle aurait très certainement jeté le commandant dans la Seine.

bande annonce de Flics, premier épisode le 9 octobre 20h45 sur TF1

audience
jeudi 9 octobre : 
 Le premier épisode a été suivi par 7,1 millions de téléspectateurs, soit 27.7% de part d'audience (32.3% sur les femmes de moins de cinquante ans).
 Le deuxième épisode accuse une chute d’audience de 1.2 millions de téléspectateurs, soit 26.4% de part d'audience (30.0% sur les femmes de moins de cinquante ans).

jeudi 16 octobre :
  Troisième épisode vu par 6.4 millions de téléspectateurs, soit 25.3% de pda (30.7% sur les femmes de moins de cinquante ans).
  Quatrième et dernier épisode : 5.5 millions de téléspectateurs, soit 24.7% de pda (28.9% sur les femmes de moins de cinquante ans).

source : TF1 / Médiamat Médiamétrie 

(image : Frédéric Diefenthal et Sami Naceri dans Taxi)

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L
Salut,

L'histoire du passeport albanais trouvé sur le mek littéralement cramé trouve sa source dans des faits réels : le passeport de Mohamed Atta retrouvé intact sur les ruines fumantes du World Trade Center, qui a permis très rapidement (en quelques heures) aux enquêteurs d'affirmer son implication dans l'attentat.

Je me suis toujours demandé comment on pouvait asseoir de telles fumisteries comme des évidences (evidence = preuve en anglais). Comment peut-on soutenir que le passeport d'un homme censé s'être trouvé au coeur de l'impact entre un avion chargé de kérozène et une tour ait pu résister à l'explosion due à ce choc (sans compter la chute de la tour ensuite).

Je me suis toujours imaginé la scène dans ma tête, de l'agent du Secret Service arpentant, tranquillement et avec un sang-froid impeccable, les ruines du WTC après l'attentat. Et du faux passeport au nom d'Atta qui tomberait discrètement au sol depuis bas de son pantalon...

De quoi donner du grain à moudre aux conspirationnistes pour sûr.

Sinon merci pour ce blog, que je découvre.

-- lapinesquement,
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O
Suite (désolée de la coupure)
comme t'as du le deviner... merci pour ce site et pour le livre, j'ai vraiment appris beaucoup sur la police et je continue d'apprendre
A+
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L


Bonjour oiseau78
Merci !
À propos des plagiats, il semblerait que ce soit dans les us et coutumes de ce merveilleux monde du cinoche et de la télé. Même les plus connus ne se grattent pas pour piquer ce qui leur plait
chez les autres, ils n'en ont absolument pas honte. Et quand ils ont un procès au cul, c'est leur boite de production qui paye les dommages et intérêts.
Inutile de te dire que quand t'es tout petit, ça ne sert à rien de montrer les dents. À moins d'avoir beaucoup de fric à engager dans une procédure.



O
C'est abusé, mais vraiment abusé. Décidément, les plagias est chose coutume dans certaines séries. Je zappe et j'ai pas trouvé mieux qu'une série policière sur la 1 et là sur quoi je tombe? J'entends et je vois une scène qui est LA MEME SCENE, SCENARIO, l'intrigue TOUT PAREIL (mais ils sont en panne d'inspiration ou quoi?) qu'une série américaine que j'avais vu il n'y a je sais pas combien de temps, parmi des milliers d'autres et qui est ressortie de ma mémoire avec une facilité incroyable tellement les similitudes étaient énormes.
Le mec il va dans un hôpital psychiatrique pour interroger la direction et voilà qu'il tombe sur des tableaux soi disant peints dont un avec des enfants sur la plage, par une schizo. Le mec va interroger une schizo sur un banc (tiens, l'autre aussi était sur un banc sauf que c'était une black) et BINGO, je l'ai dit avant qu'elle le dise : qu'en fait, ils passaient leur temps à peindre les tables et qu'elle aime pas le blanc et qu'elle n'aime pas peindre des gosses. Sorti tout droit de New York Section Criminelles. Et l'ophtalmo était dans le coup, comme dans NYSC et, intriguée, j'ai voulu continuer à voir jusqu'où la flême de l'imagination pouvait aller et comme par hasard, ya Van Gogh qui est l'intrigue de l'épisode, tiens j'avais oublié retrouver le célèbre peintre dans une série française parce que c'était vrai qu'il était aussi dans NYSC!! Et bien entendu, tout comme NYSC, tous les schizo ont des décollements de rétine, des hypersensibilités et comme NYSC ont utilisé le terme de "boucherie", mais c'est la traduction française de l'épisode, c'est vraiment incroyable
Alors, Bénédicte, (permets moi de t'appeler par ton prénom), loin de métonner qu'on te copie, sauf que faut montrer tes dents avant qu'ils sortent un épisode avec une flic "bénédicte", brigadier déforj, sur le 18ème arrondissement de .. lyon.
Merci à toi pour ce site, mes mots ne seraient pas assez
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P
Et pour complèter le panorama, à signaler dans le premier épisode (le 1/4) de cette série (pourrie par trop de flashes-back - ça va, on n'est pas des crétins, on a compris comment ça se danse entre "Serpico" et le romantico-nostalgico-flic-anciennement-trop-super- copain-avec) un plagiat, ou pour être trop gentil, une scène TRES largement inspirée de "French Connection I" de William Friedkin (Réa de L'Exorciste) quand Serpico interpelle un quidam dans un bar qui veut aller aux toilettes.
Il l'entraîne avec lui, genre on se connait pas coco, et une fois dans les chiottes, oh surprise c'est un indic, dis-donc !
Il lui refile un tuyau pourri et sur ce, Serpico lui demande où qu'il la lui met ? De quel côté ?
Quoi donc dit la balance ?
Ben la mandale, mon con, faut que ça fasse vrai, tu piges ?

Si tu as la bonne idée de posséder le "French Connection I" en Dividi, va donc direct au chapitre 9, et là, mais non, t'as pas la berlue, notre Gene Hackman (ah oui, j'ai oublié de te dire : ici c'est de l'acteur velu qu'a pas besoin de se faire pousser les poils !) qui, dans un bar, tout pareil interpelle un gars qui veut aller où ?
Ben pisser, pardi !
Et v'là que le Gene s'énerve copieux, l'entraîne mais solidement dans les chiottes, et tout comme dans la série qu'a complètement imaginé Marchal (quelle imagination, Olivier, mais dis-moi, t'es un génie ! Même que ça me dépasse, j'te jure ..) le cave lui refile un tuyau en bois, et le Gene dit :
"Où que je te la mets ? De quel côté ?"
"Quoi ça ?" fais le pov' cousin.
"Ben la mandale, banane ! Que ça fasse vrai !"
Incroyab' non ?

J'suis sûr que si on s'y mettait tous, on en trouverait des tas du même acabit dans des livres, des films, des séries, voire des BD, peut-être même dans la météo de Catherine Laborde quand la carte de France l'attaque sans crier gare !

Sans compter que la scène de fin (4/4) où tout le monde se flingue dans l'entrepot me rappelle (de loin) un certain "Volte-Face" de John Woo.

Tiens, puisqu'on en cause, John Woo, c'est simple ses scenars de guns :
C'est deux mecs qui s'affrontent du début jusqu'à la fin avec des tas de .. flashes-back au cas où on n'aurait pas compris ce qui les sépare.
Ca te rappelle rien ?

Sauf que chez Marchal c'est des pigeons qui s'envolent au ralenti.
Chez Woo, ce sont des colombes.

Moi je pose une question :
Et si Marchal nous prenait pour des pigeons (au ralenti, bien sûr, sinon c'est pas fun) ?

Sur ce, je vais me coucher.

[Je te l'avais promis, icelui de comm', Bénédicte, mais ça mérite, non ?]

PS : Cela dit, John Woo, lui, il a fait des bons films tels que "Une Balle dans la Tête", "A Toute Epreuve" et même "The Killer" (inspiré du "Samouraï" de Melville, mais c'est dit, avoué, reconnu par Woo)

Sinon, Michael Mann avec "Heat", Mann que je soupçonne être l'idole de Marchal.
Enfin je soupçonne, je risque gros, là : c'est quand même un ancien Shériff, Marchal !
Vaudrait mieux mettre l'IGS sur le coup, d'autant plus qu'elle est équipée sport en rouquine de compète, l'IGS (du moins chez Marchal ..) ! Le genre de donzelle qui émoustille le DSK .. Mais là, c'est une autre histoire .. Je m'égare, je m'égare ...
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L


C'est vrai que pour un commentaire comme ça, ben ça vaut le coup d'attendre que son auteur se lâche !
C'est vrai aussi que le parallèle des deux scènes du flic seul contre tous et son indic, est saisissant... À ce point-là, c'est carrément gonflé, même. Mais je ne voudrais pas diffamer, hein,
j'ai déjà un truc sur le feu. N'empêche qu'on peut presque superposer la scène et les dialogues.
Bon, et puisque tu parles de ce décor de prédilection, moi je dis Halte aux entrepots ! Ras le bol des entrepots ! On ne peut plus voir un polar sans que des flics sur le qui-vive
traquent leur arche dramatique au milieu des containers. Merde, quoi. Dès qu'on voit un entrepot, on sait que ça va flinguer de partout, même pas pas marrant, y'a plus de suspense, tout est
prévisible.
Merci Philippe pour ton éclairage de cinéphile averti et exigeant sur la qualité.
Moi je vais me faire affecter à l'IGS avec la rouquine, comme ça Serpico Diefenthal me proposera de me raconter ses campagnes sous la couette, et je l'enverrai péter en lui disant que je préfère
regarder des films policiers dans un fauteuil ikéa.
Tiens, moi aussi je m'égare...



S
Ah! mince c'est terminé, j'me suis endormie et réveillée à 5 heures du mat...je deviens sourde, je n'arrivais pas à suivre les conversations. C'est vraie que la barbe de Frédéric n'aide pas. demain je bats le pavé, vous ne serez pas trop méchants et puis laissez nous aller faire pipi quand même, c'est pour le maintien des services publics, gratuits zé obligatoires
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L


J'espère que la manif fut joyeuse et efficace, Sylvie !
Solidarité !



M
Fan de série et films policiers, j'ai regardé cette énième série et je profite de l'occasion pour poser la question à quelqu'un "du métier" : est-ce que, dans la réalité, les policiers passent également leur temps à dissimuler des informations à des collègues d'autres services de peur de voir ceux-ci résoudre l'affaire avant eux et récolter tous les lauriers? La guerre entre services au sein de la police me semble en effet un thème récurrent dans les fictions policières.
Sinon, félicitaions pour ton blog très intéressant et très drôle que je viens de découvrir avec bonheur.
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L


Salut Maguy, et merci  :o)
Je vais répondre à ta question : Non, les policiers ne passent pas leur temps à se cacher des renseignements utiles aux enquêtes, chacun gardant forcément à l'esprit que l'essentiel n'est pas
dans d'hypothétiques petites ambitions stériles, mais la lutte contre la délinquance. Je dirais même que la tendance la plus répandue est l'échange et la transmission d'informations.
Qu'il y ait eu des guerillas d'emprise, d'ambition, de galons, que sais-je encore, entre certains patrons, c'est probable, des jalousies aussi, mais suffisamment rarement pour qu'on puisse
légitimement commencer à en avoir ras-le-bol de voir cette même rengaine des héros contrariés en posture de lutte de titans, polluer les films et les séries françaises.



P
A propos du cops américain qui passe si bien mieux à la télé... eh bhé, il a un foutu beau costard.
A la différence de celui des blue-frenchies.
Mais comme dirait ma copine Léontine: "le prés d'à côté est tellement plus vert qu'ici".
Sinon, j'ai vu les deux derniers épisodes de "flic".
Côté positif: Un super beau méchant noir décoloré apparait et remonte le niveau des personnages trop vus.
Au négatif: L'histoire au final aurait pu être bouclée en un épisode et donc... que c'est long!
Scènes inutiles, paroles inutiles, sons inutiles, temps long, long, long.
La fin est ... quelqu'un à un nom pour la qualifier?
Ma conclusion très personnelle est qu'il y avait le fond sympatoche d'un "one-shot " (une aventure en un épisode) plombée par une volonté (extérieur?) de faire quatre épisodes.
Ah aussi oui! Le passeport Albanais aurait dût avoir plus de scènes.
Finalement, c'était pas le plus mal cousu...
Mais bon... tout n'est pas à jeter et en cela, c'est déjà très positif pour une production française.
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L


D'accord pour le Noir décoloré. Un vrai personnage de psychopathe, qui du coup ne colle pas avec les autres fadasses. Et merde, que c'était long, et que ça n'en finissait pas de finir cette
série.
Sinon, pour le reste, tu as la complaisance des gens "du métier", le fait de voir le même scénario, les mêmes poncifs dans toutes les séries n'est pas rédhibitoire. Tout n'est pas si mal... Un
peu comme quand on dit de quelqu'un "il est bien brave". Ça aussi c'est très français.
:D



D
Je me tiens assez éloigné des séries policières françaises, qui provoquent chez moi de saines colères.
La façon dont elles sont faites, aux antipodes de la réalité, et sans souci d'un soupçon de vérité, tant administrative que juridique, ne peuvent que renforcer les certitudes des anti-flics sur les thèmes "yfontc'quiveulent" et "yzonttouslesdroits".
Les séries américaines me conviennent car, ne connaissant ni la législation US ni les pratiques policières d'outre atlantique, je n'ai donc aucune raison de m'emporter ou de m'indigner.
A propos de ces pitreries que sont les séries policières françaises, j'ai toujours en mémoire un épisode de l'inénarrable commissaire Moulin, regardé par accident :
" dans un terrain vague, plusieurs petits loubards narguent les "bleus", qui bien sûr n'osent pas intervenir.
Survient le commissaire Moulin, assisté de l'un de ses précieux adjoints, qui désarme promptement les loubards puis les remet aux policiers en uniforme.... et le bon commissaire Moulin, s'adressant aux "bleus", fait la déclaration suivante : "Brigadier, si des violences sont commises, vous aurez à en rendre compte !!!"
Donc, si le téléspectateur lambda, le vulgus pecum que je suis, a bien compris :
1 - les inspecteurs sont des gens courageux
2- les "bleus" sont tout juste capables de menotter puis de tabasser ensuite.
Une question s'impose : qui est l'abruti qui a écrit un tel scénario de merde ?
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L


Et le nanar de ce soir redouble encore ma sympathie pour Vic Mackey et ses collègues de The Shield...
En fait, je ne m'explique pas bien ce pli qui est pris depuis toujours de représenter la roupane à l'écran comme de la merde. Ce n'est pas le cas aux USA, où les cops en tenue sont des flics à
part entière et bien plus présents dans les fictions. Et ce qui est vraiment irritant est qu'à force et insidieusement, ça induit beaucoup de préjugés chez les gens.
Le Commissaire Moulin ! Parlons-en... Scénario de Yves Rénier (donc monsieur Moulin soi-même) et pour certains épisodes, Olivier Marchal (qui a aussi joué dans la série) et Georges
Moréas, un ancien taulier PJ. Donc, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'on ne soit pas pris pour des quiches, nous autres, le petit prolétariat de la police nationale !



P
En tant que scénariste (bd) et comme d'autres, je me fiche de l'envie d'un public lambda.
Savoir si les gens veulent ça ou ça on s'en tape un peu franchement... complètement même.
Il faut juste que le scénariste ai quelque-chose à raconter. le contexte n'est qu'un emballage.
Plus ou moins original et pratique.
Les experts au cro-magnon n'auraient pas les mêmes facilités qu'à Miami...
Le contexte flic au quotidien est très intéressant par rapport à d'autres trop vu, parce-qu'il n'a pas été vraiment vu jusqu'à présent.
Perso, c'est aussi le milieu le plus paradoxalement fermé que j'ai trouvé à étudier.
les infos ne sont que des lieux communs et je me retrouve souvent le nez dans ma boue quand j'essaie de fouiller vraiment.
Pourtant je suis plutôt délicat et je me contente pour l'instant d'aborder des questions innocentes comme la couleur des sous-vêtements de service de nos amis à plume
D'où un report assez systématique vers l'univers américain. Dabord il est assez facile à étudier et ensuite il y a peu de chance qu'un cops de L-A vienne me prendre la tête sur une erreur de procédure que j'aurais faite à la page 28...
Mais ce message est bien long pour tant de phrases déjà lues..
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L


Merci Pona de nous donner ton avis de scénariste, il est plutôt rassurant !
Mais pour la télé, je pense que ce n'est pas la même chose. À mon avis, une chaine doit donner des contraintes, en ayant elle-même par rapport à la pub. D'où l'importance de l'audience, et du
public à qui est destiné la diffusion. Et je suppose que pour un réalisateur ou un scénariste, c'est un exercice d'équilibriste.

"Le contexte flic au quotidien (...) c'est aussi le milieu le plus paradoxalement fermé que j'ai trouvé à étudier. les infos ne sont que des lieux communs..."
Je veux bien le croire... et vu ce qu'on (media, ciné, télé) fait de notre image en France, il y a de quoi se méfier, et se
protéger.
Tu vois, dans la série FLICS sur TF1 tout à l'heure, le seul flic en uniforme n'est là que pour se faire bêtement plaquer au mur par un vilain, et se faire buter. C'est ballot, hein ?



S
@Vicente el Bandido :
Perso, ce n'est pas le réalisme stricto sensu que je recherche dans une série, policière ou autre. C'est avant tout la crédibilité des personnages.
THE SHIELD par exemple, c'est too much, probablement pas réaliste pour un sou. Mais les personnages sont crédibles parce que derrière on sent qu'ils sont humains dans toute leur complexité.
Faire un golgoth surhumain, sans faille et creux comme un chanteur de la Star Ac', ça marche pour un nanard d'une heure trente au cinéma. Une série, ça dure et il faut pouvoir s'attacher aux personnages.
Or dans FLICS, les personnages sont sans aucune épaisseur. Franchement, ce serait un équivalent dans le milieu médical, j'aurais trouvé cela aussi nul et pourtant ils peuvent largement me pipoter niveau réalisme.
Tout le film est basé sur des imageries flicardes usées jusqu'à l'os. Sauf que dans ces cas là, il faut vraiment être béton pour suivre les traces de grands flics du cinéma. Or ici, c'est du sous-serpico, du sous-Melville, Marchal arrive même à faire du sous-Marchal...
Donc dire qu'il y a pire, oui sans aucun problème mais en même temps, ce n'est pas dur vu les daubes télévisuelles françaises. Mais franchement, je trouve encore cela très en dessous du supportable... Surtout face à la concurrence américaine, même en matière de séries totalement irréalistes (NCIS, CSI et consorts sont totalement à l'ouest et pourtant c'est agréable à voir).

Et petit message perso, tu as un SMS qui t'invite à donner tes dates pour un futur repas de brigade... Alors hop hop hop ! :D

@ Kokoro :
Détrompe-toi, c'est bien le quotidien qui attire le public pour les séries et non du spectaculaire. Certes c'est un quotidien dans un univers qui l'est moins mais les blockbusters en matière de séries (souvent US d'ailleurs) sont des séries où les héros vivent en direct des problèmes extrêmement triviaux. Urgences, Friends, NY911, même THE SHIELD, ils vivent des choses extraordinaires mais les protagonistes ont généralement des préoccupations bien ordinaires. Dans The Shield, le héros principal se préoccupe de l'avenir de son gosse, dans NY911 on a une flic qui doit gérer sa vie familiale et son boulot, un jeune flic doit gérer un problème avec sa mère et son tempérament foufou, etc.
En gros, ces séries-là plaisent parce que les gens arrivent à se transférer facilement dans la peau du héros parce qu'ils ont la même vie.
Et être flic c'est quoi ? C'est avoir un taffe parfois complètement dingue mais derrière nos préoccupations restent en premier lieu nos amours, nos relations avec les autres (collègues, chefs, etc.), nos tracasseries quotidiennes (impots, traites à payer), etc.

Des séries sur les flics en tenue, il y en a eu trois vraiment centrées sur la voie publique : Blueberry Hills, NY911 et THE WIRE... THE SHIELD pourrait rentrer dans le lot puisque c'est une sorte de BAC.
Ces trois séries sont des tueries, loin d'être les plus péchues et pourtant on s'y accroche très vite.

Sinon dans mon dernier commentaire, j'avais dit qu'il n'y avait que 2 films corrects français sur les flics (de PJ bien sûr, les autres n'existent pas) avec L627 et GO FAST.
Je suis un peu vache parce que LE COUSIN d'Alain Corneau est vraiment pas mal. Il est l'exemple parfait d'un film aux personnages crédibles même si la fin n'est pas du tout réaliste.
Chabat joue parfaitement parce qu'il ne cherche pas à endosser une cape de SUPERFLIC. C'est monsieur Tout-le-monde qui est devenu un jour officier de police. Donc 80% des officiers dans la PN.
D'ailleurs, il me semble que le scénariste est un (ancien?) flic.
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G
Pour appuyer ton propos, un extrait d'un inédit de chez moi :
" Pas l’anti-terrorisme, pas les agents secrets, pas les cagoules noires sur les combinaisons tactiques. Non, la police banale, la de tous les jours, celle qui règle les problèmes de tout le monde au fur et à mesure, comme ils viennent. La PS, la police faite par les Gardiens de la Paix, qui en l’occurrence méritent leur appellation. La police sans gloire, mais point sans noblesse. "
Tu as déjà démontré tout ça dans ton FLIC, et si tu peux le faire passer par un autre media tu toucheras plus de monde. C'est tout le mal que je te souhaite. Que je nous souhaite, à nous les flics.
Répondre
L


Merci Gabian, camarade-collègue !
Souhaitons-nous cette Lutte des Classes LOL
Les aristocraties policières et celles du chobiz nous sclérosent !
Prenons le pouvoir des mots et des images, et jetons la lumière qu'ils méritent sur nos uniformes ! YEAAAAH !

Pfiouuuuu... j'ai plus de voix O_o



K
Si je peux me permettre de renchérir sans monopoliser l'espace.
Je pense (mais je ne détiens pas la vérité) qu'une série télévisuelle et votre livre ne sont pas comparable.
Votre livre s'est vendu beaucoup par le bouche à oreille et par l'exposition des textes sur votre blog. Il s'est vendu parce que vos textes véhiculent des émotions, parce qu'il y a un talent d'écriture. Je ne suis pas persuadé que ce que l'on ressent à leur lecture (et qui peut être personnel à chacun) puisse avoir la même puissance à l'écran. Ceci dit je peux (et j'espère) me tromper. Je serai ravi si un jour vous me prouviez le contraire. Ceci dit sans multi degré.
En tout cas j'en profite pour vous remercier d'avoir entrouvert une petite porte sur un monde que l'on côtoie parfois tout en l'ignorant.
Cordialement.
Répondre
L


Merci Kokoro.
En effet, je vais essayer de démontrer le contraire.
Perso, j'en ai ras-le-bol de voir le même scenario décliné à l'infini dans toutes les séries que commet la télé française. Toutes autant qu'elles sont, elles ne me laissent aucun souvenir,
aucune émotion.
La police, celle de la rue (la mienne) navigue à vue dans l'intime de la société, pas dans le spectaculaire, pas chez les héros, pas chez les déprimés non plus. Ma police, elle est humble et
discrète, mais elle est essentielle pour que le bon peuple puisse dormir sur ses deux oreilles, vous voyez...
Et moi je vous dis qu'il y a autre chose que le cliché et le pré-digéré capable d'exister à l'écran (cf. Hillstreet Blues ou NY 911 aux USA par exemple)
D'autre part, NON mon livre ne s'est pas vendu QUE de bouche à oreille, et encore moins grâce au blog qui n'a pas la prétention d'être un support réputé. Vous savez, un blog n'est
généralement qu'un petit piedestal à flatter l'ego, et à entretenir des contacts. Mon boulot d'écriture s'est situé largement en dehors et avant lui. Et heureusement... Non, mon livre s'est aussi
vendu grâce à ça : lien1 lien2 lien3. Je suis un auteur à part entière, même si les premiers textes ont vu le jour sur un blog alors inconnu cumulant une trentaine de
visites par semaine.
Blogueur ou flic ne sont pas forcément des sous-espèces de l'écriture, et ont droit outre le bouche à oreille, à la vraie presse, la vraie radio, la vraie télé.



K
Finalement "attiré" par tous ces commentaires je sui allé y jeter un oeil sur le site de TF1.
Effectivement il y a de grosses ficelles, du déjà vu et du risible, mais si on compare aux autres séries made in TF1 (Papy Navaro, Tante Julie et autres gendarmettes...) il y a quand même du progrès dans le rythme et la forme.
En même temps je ne suis pas flics donc ça ne me choque pas plus que les acrobaties d'un James Bond, Bruce Willis ou Steven Seagal.
Le cinéma ou la série télé ne sont pas fait non plus pour être forcément réalistes. Et je ne suis pas sur que la vie d'un commissariat et de sa brigade passionnerait les foules même (ou surtout?) si l'histoire collait à la réalité.
Mais pourquoi pas ça remplacera toujours avantageusement certaines télés réalités débiles.
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L


"Et je ne suis pas sur que la vie d'un commissariat et de sa brigade passionnerait les foules même (ou surtout?) si l'histoire collait à la réalité..."
Oui, c'est pour ça que mon livre s'est vendu à 22 exemplaires (famille et amis proches, quoi)
Mais bon, il s'est mieux vendu que celui de F.Péchenard, successivement à la Brigade des Stups, chef de la BRB, chef de la Brigade Criminelle, directeur de la Police Judiciaire, et enfin
directeur général de la Police Nationale, qui lui ne raconte que des histoires de vrais gros bandits sur fond de police judiciaire au 36 quai des Orfèvres.
:D



L
@ Jayos : A propos de la médaille "police" attachée à la ceinture pour s’identifier, à l’américaine : je connais des collègues qui l'ont vraiment, la médaille Police à la ceinture.

Et même que la DCPJ vendait (je ne sais plus si c'est toujours d'actualité) cette belle médaille simili-américaine, absolument pas officielle mais plus que tolérée, et justement faite pour ça.

Je pense qu'il y a pas mal de collègues (en PJ spécialement ?...) qui ont envie d'arriver sur la "scène de crime" et de faire "comme à la télé" en entrouvant le blouson devant l'uniforme qui garde la "police line - do not cross", lequel salue illico et soulève la ligne jaune. Non ?
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L


C'est la folklore-attitude de certains.
Un peu comme des collègues des SPHP qui se prennent pour des men in black ou des chefs de cab...
Et puis il y a des jeunes flics stagiaires pour qui le seul formatage préalable est la télé. Heureusement, ça leur passe assez vite.



P
Ça y est j'ai vu. Stop.
Ok. stop.
Pas crédible du tout. stop.
Très con même. stop
Mais on s'en fout stop.
La fumée y est belle! stop....
N'empêche, pourquoi il a pas mâché ce satané passeport Albanais?...
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L


T'y connais queud' ! :D
Parce qu'il n'y a que chez James Bond que les passeports se mangent.



C
Béné,

Morte de rire je suis à te lire... C'est vrai que le coup du passeport, énorme...
Mais bon, au final ça se regarde, et j'aime bien et mon chouchou de mari aussi.
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L


Ah bah c'est que vous êtes vraiment fleur bleue tous les deux.
Remarque, c'est bien, vous risquez de durer :D



M
Coucou, moi je suis assez d'accord avec marie poppins et serait le premier à acheter ton bouquin...

Alors, à quand cette adaptation?
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L


Un de ces quatre.
Le projet est déposé à la SACD, et je niquerai sa race à celui qui me piquera une idée sortie des boyaux de ma tête.
Qu'ils se le disent...
Dans mon monde, y'a pas d'intouchables.



A
coucou bénédicte, et amis lecteurs bonsoir.
Tout d'abord, "cacedédi à Bernard du 7.5...."
Hum...hum...désolé, un reste de la banlieue.
Bref, Et bien écoute, à la lecture de cette article me suis fait dessus tellement j'ai bien rigolé...Aussi tu devrais mettre une page de mise en garde" humour sensible s'abstenir.couche obligatoire"...
(la fatigue là)
En tout cas, je n'ai pas pu regarder cette série car je devais veiller à la sécurité de nos bons concitoyens...(ouais enfin là j'étais au poste mais chuuuut ;)
Cependant, je souhaite dire une chose:" I have a dream"...(tiens déjà entendu ça quelque part moi)
bref, à quand une série policière Française avec nous pauvres GPX en tenue...
J'imagine déjà: "boris prends son service, il est 06.30. Il est à la DOPC et reste là devant la PP....et là un gros plan sur Boris pendant 1h30...
ou encore, Boris 2, à la DPUP, il prends son service,ses missions: transport de Gav à l'hôpital, transport de pli...
Pa-ssio-nant.
Non plus sérieux (désolé j'avais bu du red bull héhé), une série policière un peu comme new york 911 je crois mais à la francaise serait pas mal et si elle pouvait être réaliste sans trop dévoiler nos méthodes, cela pourrait permettre à plein de gens de comprendre un peu mieux ce qu'est un policier...
Voila, Tchusssss
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L


Tiens c'est pas con ça, comme thème central de série sur les gardiens de la paix...
On ferait un truc en quatre fois 52 minutes, genre :
épisode 1 : 52 minutes dans la peau d'un flic de la brigade Élysée (pas à la porte principale, mais une petite porte derrière où personne ne passe jamais)
épisode 2 : 52 minutes de circulation angle Magenta/Barbès/Rochechouard (feux en panne)
épisode 3 : 52 minutes devant une synagogue (pluie + vigipirate)
épisode 4 : 52 minutes au Parc des Princes (enfin, derrière en statique, pas dedans)
Ça le fait, non ?



L
Huhuhu... Il est passé cette semaine, d'après ce que me disait mon programme-télé. J'avais déjà pas très envie de le voir (j'adore les séries policières, de Maigret à NCIS (pas pour les mêmes raisons) Même les Experts Miami (mais ça, c'est pour leurs super logiciels de retouche d'image qui permettent d'obtenir une photo d'identité à partir d'un reflet dans la carroserie d'une berline prise à trente metre par une caméra de surveillance crachouillante. Le tout sans se servir de la souris. Respect)(merde, ou j'en suis de mes parenthèses) Bref, j'adore les séries policères... mais les séries Tf1, non, ma tolérance a des limites.) Bref, déjà "bien" disposée envers la série par cette critique, j'enfile la lecture de celle du magazine. Qui qualifie la série de "Oui-oui au Quai des Orfèvres". Si je n'avais pas avalé ma gorgée de thé juste avant de lire ça, je crois que le légiste du coin aurait eut un cas marrant à traiter : "noyade et suffocation pour cause d'hillarité" ça fait bien dans un rapport
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L


Je me demande si ce n'est pas Marchal lui même qui, avant de revenir sur cette série, l'avait perçue comme un "Oui-oui au quai des Orfèvres"...



V
Tiens, j'poste après barbe rousse ...

Ca s'laisse regarder. Les images sont sympa, la musique est pas trop mal. L'histoire, c'est du 36 vite fait.

Après, si on cherche les détails ... si on veut du réalisme ...

Faut un peu arrêter de vouloir du vrai dans les séries. Tout le monde couine quand un reportage dévoile les dessous techniques de la maison, mais tous veulent voir des séries réalistes.

C'est schyzo comme réaction, non ?!

Télérama annonce que les épisodes 3 & 4 sont à chier au possible. (Oui, oui, je lis Télérama, mais tu sais pourquoi, c'est pas ma faute !!)
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L


Non non. Moi je ne veux pas particulièrement de séries "réalistes" sinon je regarde des documentaires, mais simplement en regarder au moins une sans faire des bonds toutes les cinq minutes. Et
sans avoir l'impression d'avoir déjà vu le truc mille fois.

Quant à Télérama, tu peux te lever de bonne heure pour que je te plaigne.
Chacun sa croix, hein... :p