sans commentaires...

28 Novembre 2007

  Une petite explication, donc.
  J’ai toujours supprimé la possibilité de poster des commentaires pour tout ce qui est "récit" sur ce blog. Sauf sur une dernière histoire, La patrouille, mais c’est un oubli de ma part.
  Ça a toujours été sans commentaire. Depuis le début du blog jusqu’après la sortie du livre.

  Je vais essayer de dire les choses simplement.
  Tous les récits sont vrais. Sans noms, ni dates, ni lieux, mais vrais. Avant d’être des chroniques de flic ordinaire, ils sont des histoires de rue, des histoires de gens et de vies. Qu’ils ne soient pas compris comme ça, peu importe, mais je les ai écrits comme ça. Après, chacun lit avec le prisme de ses références, sa vie et ce qu’il a envie d’y voir. Le principe de la lecture, c’est ça.
  Hé bien ça va peut-être vous paraître débile ou obtus, mais je ne veux pas forcément savoir. Je ne veux pas avoir à lire des jugements de valeur là où je n’en ai pas vus. Pas envie de morale parasite. Pas envie d’avoir à rectifier le tir, m’expliquer ou me justifier sur mes "intentions d’écriture." Pas envie de parler à la place des absents, ces histoires ne sont en aucun cas un ego-trip. Pas envie de disséquer les choses à l’infini une fois qu’elles sont passées et écrites. C’est un choix.
  Pas envie de lire de la compassion, elle s’écrit trop bien et ne se vit pas assez, et je n’ai pas envie de le constater encore. Pas envie non plus de voir les commentaires se transformer en forum sur la misère humaine ou les conditions de travail du flic de base. Pas envie de débattre là-dessus.
  Pas besoin de compliments ou de flatterie, ce n’est pas mon moteur. La critique non plus d’ailleurs. Le fond c’est pour la sensibilité de celui qui lit, et la forme c’est mon affaire.

  J’y perds peut-être en échanges, mais j’y gagne en liberté.
  Je ne prends pas le risque d’être tentée d’écrire pour plaire. J’écris parce que ça me plait, point barre. Quand on écrit pour plaire, on finit par se trahir, trahir ce et ceux qu’on raconte, par plier, par se laisser guider par les envies des autres, par prendre un chemin en ligne droite vers la flatterie systématique. Et sur un blog, c’est très facile à mettre en œuvre.

  Et le système des commentaires a malgré tout quelque chose de pervers. Une dimension affective a tendance à s’installer très vite, les enthousiasmes sont excessifs (les aigreurs aussi), des fidélités, des amitiés et empathies s’inventent aussi vite qu’on rédige un commentaire. Je ne veux pas en être tributaire. Mais il ne faut surtout pas y voir une quelconque hostilité. Les histoires, je préfère les donner à lire que de les transformer en objets à discussion, je ne sais pas si c’est clair.
  Ce n’est pas très blogotiquement correct, je sais. Mais ici, je ne m’oblige à rien.
  Voilà pour ceux qui m’ont demandé pourquoi il n’y avait pas de possibilité de commenter les histoires.

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K
Oups la gaffe. Mille excuses.
Si j'eusse lis ce post je n'eus pas demandé à laisser un commentaire pour le 17.02.
Qu'il est bon de pouvoir se dicter ses propres règles...
ksk penaude
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O
je viens de finir votre livre,
j'ai adoré, j'ai appris beaucoup de choses,
sa m'a motivé encore plus à passé le prochain concours Gardien de la paix,
pour pouvoir vivre tout sa,
c'est peut être pas votre but principal, de pousser encore plus à la vocation, mais là c'est le cas :D

bonne continuation
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O
J aime ce choix et cette liberte!
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C
Je viens de finir votre livre acheté il y a tout juste 2 jours... je n'ai pas réussi à m'arreté tellement j'ai aimer..!!
Bravo à vous ! Je le recommande !!
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L
Merci Cyr, c'est très sympa d'être passée par ici pour me le dire :o)@+++
S
Eh bien, puisque les commentaires sont tout verts... Juste un mot pour dire mon enthousiasme après la lecture du livre.
Une bonne claque, qui ne laisse pas groggy mais donne envie de bouger.
Merci, donc, et bonne suite !
B.
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L
Merci B ! Ca me fait particulièrement plaisir que tu aies apprécié :o)Bonne continuation à toi aussi. @+
E
JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRETER !!!
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L
Laissez-moi danser... Laissez-moi !...
G
.. je mourrai avec toi sur scène, la plus belle vitrine du monde .. mon namour
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L
besame besame besame mucho...
M
n'oublie pas de mettre de l'ol dans tes cheveux et un peu dé limel sul les yeux, pal habitude.
Des bizettes
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L
Tu viens d'avoir dix-huit ans bambina ? :o)
M
Gigi, c'est toi là-bas qué yé bois dans lé noil?
des bizettas
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L
Oui !moi je veux mourir sur scène...
S
Moi j'aime pas les commentaires....
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L
˙˙˙xnǝıɯ sɐd
F
oui , tout cela est bien dit ; et surtout bien écrit
je n'étais pas choquée par cette absence de commentaire
et puis , le blog doit avant tout demeurer un espace de liberté
puisque l'occasion ce présente , bravo pour les billets
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L
Merci Frisaplat ! Oui c'est un espace de liberté, y compris celle d'enlever la liberté de commenter certains trucs. Mais c'est moins pire que la privation de liberté de fumer dans les bars. Ca, c'est la poisse :o) @++
F
c'est ton blog, c'est toi qui décides et peu importe ce que les gens pensent ;-) C'est ton espace. J'adhère 100% mais tu le sais déjà !
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L
Oui, peu importe ce que les gens pensent, et il y en a même quand ils pensent tout bas c'est encore mieux :o) Il y aurait tellement d'autres choses à dire des commentaires... Toute une gamme de nuances entre le commentaire constructif et encourageant, en passant par celui qui se veut être un summum de chaleur humaine et qui s'en satisfait, jusqu'au stérile qui n'existe que pour laisser trainer une url et mendier de la visite sur son no man's blog-land. Zibou Fanette :o)
K
Bonsoir,

Je parcours de temps en temps votre site sur lequel je n'ai jamais posté de commentaires. J'apprécie certaines choses, moins d'autres, mais ça ne concerne que moi et n'a pas de valeur pour les autres. En lisant votre note, j'ai compris pourquoi au fond je ne commentais pas.
Ceci dit vous avez un style d'écriture que j'aime bien.
Bonne continuation. ;)
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L
HAAA ! JE NE SUPPORTE PAS QU'ON N'APPRECIE PAS !!!...non je blague ! merci pour vos visites et vos non-commentaires :o)
G
J'allais dire comme Fauvette.

Je savais rien qu'à te lire que tu avais les motivations juste.

La seule chose, mais puisqu'on peut t'écrire en privé ça n'est pas grave, c'est que parfois on pourrait avoir des questions à te poser, des points à éclaircir, il me semble que j'en avais une au sujet du texte sur l'accident, un truc de fonctionnement pratique dans l'organisation qui m'étonnait et que j'aurais aimé être certaine de comprendre (entre temps j'ai oublié quoi).

J'aimerais beaucoup un jour lire une fiction que tu aurais écrite. Tu as tout ce qu'il faut pour en écrire des très très bien.
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L
Merci Gilda. La fiction j'y pense. C'est la voie de la non-contrainte. Il y a dix-mille bonne raisons d'inventer, en fait...  Je vais mélanger les deux à partir de maintenant. Et garder le cap sur d'autres projets de fiction pas fictifs :o) @ +++
M
U're da boss.
Des bizettes.
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L
Wow... U 2 honey. Des bizoux
Z
Je suis comme Balmeyer, mon oeil a rippé sur la phrase qui parle de compassion... Comme c'est bien dit tout ça !

Oui il ya des blogs qui se prêtent bien à l'échange, aux compliments mais ce que tu écris est tellement fort qu'il vaut mieux ruminer seul après.

Donc, tu t'en fous mais je trouve que tu as parfaitement raison.

Puisque qu'il est possible de le dire aujourd'hui, néanmoins : bravo ! ce que tu écris est puissant, poignant, le style percutant.
L'histoire de la poussette m'a hantée une journée entière et je suis complètement parano lorsque je traverse depuis... Il
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L
Je te remercie :o) Oui elle est pénible cette histoire, j'y pense souvent.
J
la police souffre ces temps -ci ma chere Benedicte...Un oeil, une vie qui bascule pour un geste idiot....Un oeil dont on sait qu'il est crevé mais dont on ne veut pas aller chercher le projectile car trop pres du cerveau.... Je parle d'Eric que j'ai bien connu et qui se remet doucement....Enfin qui s'en remettra jamais....Et le bandit qui lui a tiré dessus qui ne sait même pas qu'il a touché un pere de famille...On fait ce boulot parce qu'on l'aime, c'est pas pour rentrer infirme à la maison.

Jean Christophe
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L
Salut JC. Je sais ça. Il y en a trop des collègues qui tombent. Il y avait un truc pas mal avant qui s'appelait la police de proximité. Je pense qu'un début de solution se passe par là. Répression ET prévention. Mais ce n'est que mon avis bien sûr. Pour le reste rdv sur un forum ;o)
B
ne changez rien, vos textes se suffisent largement à eux-même, no comment..
la vie est déjà salement moche quelques fois qu'il faille encore y trouver des explications..
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L
... surtout quand les explications n'existent pas. Merci.
J
Je trouve que la plupart des histoires se passe amplement de vains commentaires, et pour ma part, je préfère méditer sur ce que j'ai lu, tranquille dans mon coin. Et s'il te fallait lire et éventuellement répondre, recadrer, les tonnes de commentaires que tu ne manquerais pas d'avoir au bas de chaque note, quand trouverais tu le temps d'écrire sereinement la suivante ? Nous nous en trouverions fort marris.
Pour conclure, un simple merci, il est bon de pouvoir ouvrir les yeux sur ce qu'on oublie trop souvent de regarder et qu'on s'applique à ne pas voir.
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L
Merci Jathenais. C'est ce que je voulais dire. :o)
J
C'est une position qui se défend. Et puis surtout, c'est la tienne, et tu fais les choses comme tu l'entends.
J'ai juste regretté l'absence de commentaires qui m'empêchait de te dire que je suis ravie de te voir remettre des récits en ligne. BIen qu'ils soient parfois très durs, la justesse du ton et la qualité du style sont là, et leur lecture est toujours très riche.
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L
Bonjour Jo. Merci. Et merci  aussi de nous laisser lire ton expérience qui est très intéressante et fort bien racontée. @+++